— Publicité —
icm-mine-body
Mines

Monarch se place sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers

IMG_5368

Une série de déconvenues parfois hors de son contrôle auront forcé la corporation minière Monarch à se placer sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies.

L’entreprise, qui possède notamment la mine Beaufor et l’usine de traitement Beacon, à l’extérieur de Val-d’Or, a annoncé la nouvelle dans un communiqué laconique. Investissement Québec est le principal créancier de Monarch, avec une dette totale avoisinant les 11M$. Il semble donc que IQ était à bout de patience avec l’entreprise, dont les actifs sont en Abitibi et en Ontario, mais dont le siège social se trouve à St-Sauveur.

« Il va vraisemblablement falloir se départir de la mine Beaufor et de l’usine de traitement Beacon pour pouvoir dégager suffisamment de capital pour rembourser Investissement Québec, a indiqué le PDG de Monarch, Jean-Marc Lacoste, en entrevue au Citoyen. Il s’agit là de deux belles opportunités pour les joueurs majeurs en région de mettre la main sur des actifs intéressants. »

Des problèmes de démarrage

Après avoir acquis les actifs de Mines Richmont en 2017, Monarch est parvenue, non sans mal, à s’installer dans la région et à devenir un producteur d’or. Mais la pandémie a fait mal à la petite entreprise, qui rêvait de jouer dans la cour des grands. « On s’est battus contre la COVID, explique Jean-Marc Lacoste. On ne pouvait pas trouver pire timing. D’ailleurs on continue de se battre pour tenter de refaire surface. »

Selon M. Lacoste, Investissement Québec veut lancer un message à Monarch en déposant sa requête. « On a été en contact constant avec Investissement Québec, assure le PDG de Monarch. Mais on a manqué de liquidités, et il a fallu fermer nos opérations. »

Mis à part ses propriétés en exploration, Monarch est à toutes fins utiles au neutre. L’entreprise multiplie les démarches depuis le début de 2023 pour tenter de rester à flot. Avec des dettes totales de 20 M$ contractées auprès de divers fournisseurs de la région (incluant la dette auprès d’IQ), Monarch ne compte aujourd’hui que sept employés, alors qu’elle en a déjà compté 185.

Se battre

Jean-Marc Lacoste s’attend à ce que les éventuels acquéreurs des actifs de Monarch veuillent négocier à la baisse. « Si tu as un voisin qui a des difficultés financières et qui est sur le point de perdre sa maison, tu vas essayer de l’acheter pour moins cher, image-t-il. C'est la même chose actuellement, il y a des gens, j’imagine, qui vont attendre que le prix de vente baisse pour acquérir nos actifs. »

Malgré tout, le PDG de Monarch garde l’espoir de voir son entreprise survivre à cet épisode. « Ça fait plus de 20 ans que je suis dans le domaine minier, fait valoir Jean-Marc Lacoste. Je ne suis toujours battu et je vais continuer de le faire. Et comme je suis le capitaine, je serai le dernier à quitter le navire. »

À lire aussi