Suzanne Blais répond aux attaques du Parti libéral
La députée d'Abitibi-Ouest, Suzanne Blais, apporte son droit de réponse après qu’elle a été mise en cause par le Parti libéral, le 11 février, concernant la pétition sur une réévaluation de la sécurité du transport scolaire. Le Parti libéral indique que la pétition aurait été « rejetée par [s]es collègues caquistes ». Un député libéral « a déploré l’absence de [Mme] Blais qui n'a pas jugé bon d’aller défendre la demande de ses citoyens ».
« Avec cette pétition, on demande de mieux protéger nos enfants, d'assurer la sécurité de nos écoliers. Alors que Nathan a tragiquement perdu la vie dans son comté et que l'on dénombre, en moyenne, deux victimes par jour en lien avec le transport scolaire, Mme Blais a laissé ses collègues caquistes de Masson et de René-Lévesque venir tourner le dos à ses citoyens et à tous les élèves du Québec. » — Le porte-parole du Parti libéral en matière de transports et de mobilité durable, Monsef Derraji
Ce député libéral de Nelligan rappelle que la pétition a été initiée (594 pétitionnaires) à la suite de la mort tragique du jeune écolier, Nathan Macameau, en août dernier, à Amos, dans la circonscription de Mme Blais.
« Ce sont plutôt ses collègues, Mathieu Lemay et Yves Montigny, qui ont accepté […] de voter contre l'étude de cette pétition sur un sujet pourtant des plus sérieux, soit la sécurité des écoliers », lit-on sur le communiqué du Parti libéral. Le droit de réponse de Mme la députée Jointe par Le Citoyen , la députée Suzanne Blais nous a fait parvenir son droit de réponse par courriel :
« […] Ce qui est arrivé au jeune Nathan me bouleverse profondément. Pour ce qui est de la pétition, comme je l’ai dit, ce terrible accident a touché tout le monde. On était déjà en action, et bien que la commission ait décidé de ne pas se saisir de cette pétition, je peux vous assurer que les recommandations ont été analysées. »
Suite du droit de réponse de Mme Blais « Ce drame fait réfléchir tout le monde, les transporteurs, les Centres de services scolaires et nous au gouvernement. Le ministère des Transports collabore avec le milieu municipal afin d’aménager, lorsque pertinent, des mesures de réduction de la vitesse. »
« Aussi, Transport Canada a annoncé son intention de rendre obligatoires les systèmes de visibilité périphérique en tant que nouveaux dispositifs de sécurité sur les autobus scolaires d’ici 2027. Le ministère des Transports siège d’ailleurs sur le Groupe de travail de Transport Canada [sur] ce sujet. »
« Nous évaluerons ainsi les dispositions à prendre dans un contexte québécois. Soyez assurés que je vais continuer à suivre la situation de près. »
« En terminant, nous encourageons également les corps policiers à continuer leurs opérations de sensibilisation et à faire respecter le Code de la sécurité routière. Je rappelle aussi, qu’il faut que tout le monde soit vigilant et prudent à la vue d’un autobus scolaire. C’est un devoir », conclut-elle.
Le contexte La pétition réclamait l'installation de caméras dans les autobus pour donner des amendes aux automobilistes qui ne respectent pas la signalisation d'arrêt. L'augmentation des peines reliées à ces comportements était aussi demandée par les signataires de la pétition.
Enfin, l'ajout de bras extensibles sur les autobus bloquant la voie aux véhicules circulant en sens inverse faisait partie des mesures proposées.