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Éducation

L’UQAT reçoit une copie de la Convention de la Baie-James

L’Institut national de la recherche scientifique (INRS) a remis en prêt à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) une copie originale de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois (CBJNQ), provenant de ses archives.

UQAT - convention de la Baie-James

L’Institut national de la recherche scientifique (INRS) a remis en prêt à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) une copie originale de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois (CBJNQ), provenant de ses archives.

Dans le cadre du 50ᵉ anniversaire de la signature de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois, l’UQAT et l’INRS ont souligné conjointement la portée historique de cette entente fondatrice, lors d’un événement tenu le 6 novembre dernier au campus de l’UQAT à Val-d’Or. À cette occasion, l’INRS a remis en prêt à l’UQAT une copie originale de la Convention.

Le tout premier traité

Signée le 11 novembre 1975 par le Grand Conseil des Cris du Québec, l’Association des Inuits du Nord québécois, Hydro-Québec, les gouvernements du Canada et du Québec, la CBJNQ est considérée comme le tout premier traité moderne sur des revendications territoriales au Canada. Légué à l’INRS par Armand Couture, ingénieur civil, président de son conseil d’administration de 1998 à 2012 et figure marquante du développement hydroélectrique du Nord québécois, cet exemplaire de la Convention sera exposé à la Bibliothèque du campus de l’UQAT à Val-d’Or afin que tous les étudiants et étudiantes de l’UQAT puissent y avoir accès.

Un devoir de mémoire et de transmission
« En tant qu’établissements d’enseignement supérieur, nous avons un devoir de mémoire collective. Avec ce prêt, l’INRS s’inscrit pleinement dans sa mission de recherche, de formation et de diffusion des connaissances. Cela illustre notre volonté de préserver et de partager un pan important de notre histoire et de poursuivre notre collaboration étroite avec l'UQAT dans la coconstruction et la transmission des savoirs », indique Luc-Alain Giraldeau, directeur général de l’INRS. Pour l’UQAT, accueillir ce document symbolique représente une occasion de réfléchir à l’héritage d’une entente qui, il y a cinquante ans, a ouvert la voie à un dialogue de nation à nation et qui a marqué le développement des relations entre les Peuples autochtones et les gouvernements. « Il est essentiel pour une université de créer des espaces de discussion et de réflexion qui abordent les grands enjeux, tels que l’autodétermination des Premiers Peuples ainsi que la reconnaissance des droits culturels, territoriaux et de gouvernance », souligne le recteur de l’UQAT, Vincent Rousson.

Une Convention qui évolue

La remise était ponctuée de deux présentations, soit de François Cartier, archiviste à l’INRS, et de Francis Lévesque, directeur de l’École d’études autochtones et professeur à l’UQAT, portant d’une part sur l’historique de cette entente et d’autre part, sur le rapport entre la Convention et l’Abitibi-Témiscamingue, la ville de Val-d’Or ainsi que l’UQAT. Au fil du temps, la Convention de la Baie-James et du Nord québécois a évolué. Dix-huit conventions complémentaires ont été signées afin d’y apporter des modifications ou des ajouts reflétant les changements législatifs, les nouvelles ententes ou les ajustements nécessaires aux réalités du Nord. Parmi les évolutions, notons que la Nation naskapie s’est jointe à l’entente par la signature de la Convention du Nord-Est québécois en 1978. À l’aube du 50e anniversaire de cette entente historique, les deux établissements souhaitaient parler de cet accord dans un contexte éducatif.

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