Cartier recoupe 11,0 g/t d’or sur 9,0 m à Cadillac : la zone North Contact confirme son potentiel en surface
Ressources Cartier a rapporté, le 21 octobre, une nouvelle série d’interceptions à haute teneur sur la zone North Contact (ZNC) du secteur Contact, sur son vaste projet Cadillac à Val-d’Or.
Ressources Cartier a rapporté, le 21 octobre, une nouvelle série d’interceptions à haute teneur sur la zone North Contact (ZNC) du secteur Contact, sur son vaste projet Cadillac à Val-d’Or. Les résultats confirment l’expansion d’un système aurifère peu profond s’étendant désormais sur environ 400 mètres de longueur et 300 mètres de profondeur, toujours ouvert dans toutes les directions.
L’entreprise considère cette portion du projet comme l’un de ses atouts stratégiques en raison d’une couverture de mort-terrain inférieure à 5 mètres et d’un accès routier situé à moins de 250 mètres.
Les nouvelles teneurs incluent notamment 11,0 g/t d’or sur 9,0 mètres dans le sondage CA25-530, avec un intervalle interne de 30,2 g/t sur 2,5 mètres et la présence d’or visible. D’autres forages ont répliqué ces résultats dans les différentes zones parallèles de la ZNC, consolidant l’idée d’un corridor minéralisé robuste et évolutif.
Un système minéralisé étendu et ouvert
Les cinq forages publiés — CA25-526, CA25-527, CA25-528, CA25-529 et CA25-530 — renforcent la compréhension d’un environnement géologique porteur de plusieurs zones aurifères rapprochées : ZNC (1), ZNC (2) et ZNC (3).
La ZNC (3), en particulier, s’est révélée prolifique. Dans CA25-530, l’entreprise a recoupé un intervalle fortement minéralisé à environ 270 mètres de profondeur, avec plusieurs sous-intervalles à haute teneur, dont un pic à 62,9 g/t sur un mètre dans le même forage.
Le sondage CA25-527 affiche également une séquence de 18 mètres à 2,2 g/t, incluant un mètre à 27,0 g/t autour de 325 mètres. Plus près de la surface, CA25-529 a recoupé 4,3 g/t sur 4,0 mètres à 215 mètres de profondeur, avec un intervalle interne à 6,1 g/t.
Les résultats sur ZNC (1) confirment aussi la présence de hautes teneurs dans cette zone parallèle : 11,7 g/t sur 0,5 mètre dans CA25-526, et 10,4 g/t sur 0,5 mètre dans CA25-530, là encore accompagnés d’or visible.
Dans l’ensemble, l’empreinte minéralisée demeure ouverte latéralement et en profondeur, ce qui laisse présager un important potentiel d’expansion.
Un contexte géologique hautement favorable
La ZNC est située au sein de la zone de failles Héva, un corridor est-ouest fortement cisaillé, à quelque 900 mètres au nord de la faille Cadillac.
Le secteur est positionné au contact de deux unités géologiques majeures : des roches volcaniques mafiques à intermédiaires (basaltes et andésites) du Groupe de Louvicourt, et des roches sédimentaires turbiditiques du Groupe de Cadillac.
Ce contact lithologique constitue un horizon idéal pour la circulation de fluides hydrothermaux aurifères.
La minéralisation se présente principalement sous forme d’arsénopyrite et de pyrrhotite fine disséminée, accompagnée d’une altération en biotite, chlorite et carbonates. Les veines de quartz fumé, dans lesquelles se concentre l’or visible, marquent souvent les zones de plus forte teneur.
Localement, la présence de minéraux accessoires comme la sphalérite, la galène ou la tourmaline appuie l’interprétation d’un système hydrothermal évolué.
Ces caractéristiques, combinées à la faible épaisseur de mort-terrain, offrent un environnement favorable au développement éventuel d’un scénario minier de surface.
Des implications stratégiques importantes pour Cartier
Les résultats présentés complètent ceux publiés le 23 septembre, où Cartier avait annoncé 16,7 g/t sur 2,1 mètres dans un intervalle plus large de 7,7 mètres à 5,9 g/t, ainsi que 4,3 g/t sur 2 mètres dans un autre forage.
La répétition des hautes teneurs consolide l’hypothèse d’une structure robuste, avec un potentiel de ressources additionnelles près de la surface.
Ces interceptions surviennent alors que Cartier exécute un vaste programme de forage de 100 000 mètres, doté de deux foreuses, couvrant l’ensemble du projet Cadillac.
Ce programme vise à tester les 15 kilomètres de la faille Cadillac détenus en totalité par la société, un fait rare dans ce camp minier de classe mondiale.
Dans ce contexte, les progrès sur la ZNC apparaissent particulièrement significatifs pour la suite du développement.
Les dirigeants soulignent un potentiel à long terme
Le président de Cartier, Philippe Cloutier, considère que la décision de concentrer une partie du programme sur le secteur Contact se confirme comme stratégique. « Cette deuxième série de résultats à haute teneur en or dans le Secteur Contact est extrêmement encourageante pour le potentiel à long terme du projet Cadillac. (…) Ces résultats reflètent notre stratégie ciblée visant à développer les zones minéralisées connues tout en ciblant les opportunités d'exploration régionales prioritaires. »
Le vice-président Exploration, Ronan Deroff, met de l’avant les progrès réalisés grâce aux nouvelles interprétations géologiques : « Le modèle géologique mis à jour (…) met en évidence le potentiel considérable du Secteur Contact. (…) Le potentiel aurifère de la Zone de failles Héva (…) reste largement sous-exploré et nous pensons qu'il existe encore de nouvelles découvertes à faire. »
Travaux à venir : consolidation, extensions et nouvelles cibles
Les prochains mois seront consacrés à plusieurs volets interdépendants :
- multiplication des forages d’extension entre 150 et 300 mètres de profondeur ;
- définition de l’empreinte minéralisée de 0 à 150 mètres, en vue d’un futur inventaire aurifère ;
- tests de nouvelles cibles prioritaires générées par la modélisation litho-structurale et par l’outil d’intelligence artificielle développé par VRIFY.
Parallèlement aux travaux strictement géologiques, Cartier poursuit ses initiatives d’évaluation environnementale et métallurgique.
Études environnementales et essais métallurgiques en cours
Entre l’automne et l’an prochain, l’entreprise mènera des études environnementales de base en deux phases : revue documentaire et caractérisation géochimique préliminaire.
Ces travaux visent à établir les paramètres essentiels pour un développement conforme aux meilleures pratiques et à évaluer le potentiel économique des résidus de l’ancienne mine Chimo.
Un programme d’essais métallurgiques a également été lancé. Il permettra d’obtenir de nouvelles données pour Chimo, East Chimo et West Nordeau.
L’objectif est de clarifier les taux de récupération attendus, d’ajuster la granulométrie optimale et, ultimement, d’optimiser le schéma de traitement pour réduire les coûts tout en améliorant l’empreinte environnementale.
Un projet phare solidement positionné
Le projet Cadillac couvre 14 000 hectares le long de la faille du même nom et réunit plusieurs actifs historiques, dont la mine Chimo. Une étude économique préliminaire a déjà démontré la viabilité d’un segment de deux kilomètres, avec une production annuelle potentielle de près de 117 000 onces d’or et des ressources combinées avoisinant 2,35 millions d’onces (indiquées et présumées).
Dans un camp minier bien desservi, doté d’infrastructures accessibles en toutes saisons, Cartier estime que sa position consolidée offre une plateforme solide pour progresser vers les prochaines étapes du développement.