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Aline au pays des merveilles bénévoles

La Ville d’Amos a rendu hommage à l’engagement de ses bénévoles lors de sa 15ᵉ Soirée reconnaissance, un événement ayant réuni 365 personnes. Parmi les personnes honorées, la distinction de « bénévole de l’ombre » a été décernée à Aline Desrochers.

Aline au pays des merveilles bénévoles

La Ville d’Amos a rendu hommage, le 18 novembre, à l’engagement de ses bénévoles lors de sa 15ᵉ Soirée reconnaissance, un événement ayant réuni 365 personnes. Parmi les personnes honorées, la distinction de « bénévole de l’ombre » a été décernée à Aline Desrochers, figure discrète mais essentielle de la vie communautaire. Ancienne enseignante durant 35 ans et engagée depuis plus d’un demi-siècle, elle incarne les valeurs de générosité et de solidarité.

« J’ai toujours fait du bénévolat. Mon père comme ma mère en faisaient aussi. Mon père a été maire à Amos-Ouest en 1939. Auparavant, il a été conseiller à Amos-Ouest. Parce qu'à cette époque-là, il y avait trois municipalités à Amos », confie Aline Desrochers.

À la Popote roulante, qu’elle préside depuis 2013, Mme Desrochers contribue au maintien à domicile d’aînés, le maximum que permet la capacité actuelle du service. « On maintient toujours le nombre maximum, soit 40 aînés. On a beaucoup de demandes. C’est très apprécié parce que ça leur permet de rester à domicile puis de recevoir un repas chaud du lundi au vendredi. »

Le Brésil et l’Équateur

Son altruisme s’est exporté. Depuis la fin des années 1980, elle a confectionné plus de 1 600 vêtements destinés à des enfants du Brésil et de l’Équateur.

Cette contribution a pris racine dans une belle initiative lancée par une religieuse missionnaire.

En 1989, Sœur Rita des Sœurs de l’Assomption de la Sainte Vierge (une congrégation religieuse), « ayant vécu plus de 40 ans au Brésil, nous a invités à un projet couture. On taillait nos fûts et de retour à la maison, on cousait. De 1989 à 2017 année de décès de Sœur Rita, on y allait deux fois par mois. Ça fait quand même plusieurs années de couture. D’autant plus qu’après son décès, j’ai continué. J’en fais même encore mais moins. L’an passé, 60 ‘’morceaux’’ ont été envoyés au Brésil. L'année précédente, idem en Équateur », raconte Mme Desrochers.

Le bonheur d’un enfant

Elle évoque une rencontre émouvante : « En 2009-2010, je suis allée au Brésil et j'ai rencontré un enfant de quatre ans à une soirée qui portait l’une de mes chemises que j'avais confectionnées. Naturellement, je ne parlais pas portugais mais j’ai réussi à lui expliquer que j'avais cousu sa chemise et il a sauté dans mes bras. Ça a été une très grande émotion », s’attendrit cette Amossoise au cœur généreux.

Quarante ans d’enseignement

Son parcours professionnel, amorcé en 1947 dans les écoles de rang, a également façonné sa manière de s’impliquer. « J’avais la vocation de l'enseignement parce que je respectais les élèves qui avaient de la difficulté, je les encourageais. En cas d’échec, je donnais toujours une note de passage pour leur composition, avec des remarques pour s'améliorer. »

Ses élèves avaient entre 6 et 13 ans. « Certains physiquement étaient plus grands que moi mais au point de vue disciplinaire je n’ai pas eu de difficulté. »

La paroisse Sainte-Thérèse

À cette longue liste d’engagements s’ajoute son rôle au sein de la paroisse Sainte-Thérèse d’Amos, où elle a été active jusqu’en 2017 dans la préparation aux sacrements. « Avec Gabrielle Tétreault, une bonne amie, on s'occupait de la préparation au baptême, de la pénitence, eucharistie et confirmation. »

Elle précise que le curé leur avait proposé un salaire mais Mme Desrochers et son amie ont refusé. Une belle grandeur d’âme !

Le bénévolat a de l’avenir

Interrogée sur l’avenir du bénévolat à Amos, cette nonagénaire demeure confiante. « Si on regarde le nombre de bénévoles présents à la soirée du 18 novembre, le bénévolat existe encore. Les jeunes sont peut être moins disponibles que les retraités, mais ils s'engagent quand même. »

« J'ai confiance en la jeunesse »

Avec son optimisme habituel, elle souligne son admiration pour les nouvelles générations, elle qui mesure le chemin parcouru depuis sa naissance. « Naturellement, les mentalités ont changé. Rendue à mon âge, je m’implique moins. Je m’implique au niveau de la popote roulante, mais je regarde aller les jeunes, ils ont quand même un respect pour les personnes âgées. J'ai confiance en la jeunesse. D'ailleurs, j'ai toujours été optimiste dans la vie. »

La Ville d’Amos rappelle que plus de 110 organismes s’appuient chaque année sur des milliers d’heures offertes par des bénévoles, véritables piliers du dynamisme local. L’exemple d’Aline Desrochers illustre ce qui, selon le maire Sébastien D’Astous, ne s’achète avec aucun budget : « l’implication de ses bénévoles », moteur vital d’une communauté vivante et solidaire.

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