Les pendus du rang 3 : un polar dont l’intrigue se déroule en Abitibi-Témiscamingue
L’autrice Monique le Maner, qui a connu la région lors de voyages dans la famille, a choisi de placer les personnages de son intrigue policière dans les quartiers de Rouyn-Noranda et de leur faire visiter plusieurs villes et villages, allant à Val-d’
L’autrice Monique le Maner, qui a connu la région lors de voyages dans la famille, a choisi de placer les personnages de son intrigue policière dans les quartiers de Rouyn-Noranda et de leur faire visiter plusieurs villes et villages, allant à Val-d’Or, à La Sarre, à Amos, à Beaucanton, et ailleurs.
« C’est une région que je connais très bien parce que j’avais un beau-frère qui était agent de conservation de la faune », raconte Monique le Maner, autrice du polar Les pendus du rang 3. « Lui, comme il patrouillait dans le coin, il connaissait très bien la région, donc on allait dans des chemins bizarres. C’est comme ça qu’il nous a emmenés un jour dans un rang abandonné dont les habitants étaient partis. Moi, ça m’a beaucoup impressionnée ces maisons dans la nuit tombante. Il y avait eu de la vie, et là, il n’y avait plus personne. Avec des fenêtres noires, des portes qui battaient au vent, j’ai décidé que ce serait le décor de mon prochain polar. »
Choisir Rouyn-Noranda, plus spécifiquement, pour le décor de son intrigue relève de son amour pour la région. Que ce soit pour créer des personnages uniques, ou pour rappeler des lieux qu’elle a connus, Monique le Maner prête sa plume à la région pour dépeindre ses couleurs. « Mon enquêteur, Onésime Gagnon, vit dans une résidence à Rouyn depuis trois enquêtes, soit depuis 2008. C’est là qu’il est arrivé en Abitibi. La dernière enquête se passe aussi à Rouyn, en grande partie dans cette résidence pour personnes âgées. Et il est toujours resté en Abitibi. C’est donc la quatrième enquête où il est en région », précise-t-elle.
Par conséquent, elle présente avec ce livre un tableau de personnages qui ont du mal avec la vie. « C’est un polar assez triste, dans le sens où c’est un ramassis de vieux et de moins vieux qui ont eu du mal dans la vie et qui ont du mal encore à se faire accepter, à se faire aimer surtout. Ce sont un peu des oubliés de la vie », résume l’autrice.
Son travail d’écriture porte en grande partie sur l’élaboration de l’ambiance et de l’atmosphère des lieux. « Dans le fond, ce que j’aime dans les polars, c’est de construire un échafaudage complet et que tout s’imbrique. J’aime aussi donner des couleurs à l’ambiance du roman, à la région. Mettre en scène des acteurs qui ne sont pas nécessairement très en forme… qui sont des oubliés de la vie, quoi. Mais surtout, j’aime donner des couleurs à l’ambiance, surtout à la région. C’est très important pour moi, cette imprégnation dans l’atmosphère de la région. Alors, l’Abitibi est très, très présente. Ma mère, quand elle est venue en Abitibi, elle avait dit qu’il y a plus de ciel ici que partout ailleurs dans le monde. Et moi aussi, le ciel, il me fascine. On dirait qu’il m’encercle. Les lacs, les rivières… j’aime beaucoup cette région qui est majestueuse. Les gens sont sympathiques », confie Monique le Maner.