L’Indice bohémien s’associe au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue
Le 10 décembre dernier, L’Indice bohémien et le Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue annonçaient une collaboration qui bénéficiera aux deux parties. En effet, les étudiants du cours Méthodologie et culture régionale dans le programme Arts, lettres et com
Le 10 décembre dernier, L’Indice bohémien et le Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue annonçaient une collaboration qui bénéficiera aux deux parties. En effet, les étudiants du cours Méthodologie et culture régionale dans le programme Arts, lettres et communications auront un espace où publier leurs textes, tandis que l’Indice bohémien aura accès à de nouveaux bénévoles pour la rédaction de leurs journaux mensuels.
À la suite de la proposition de Béatriz Mediavilla de créer une collaboration entre les deux entités, Valérie Martinez a été enchantée par l’idée. « Quand elle m’a appelée, il a fallu que je lui explique un peu notre fonctionnement rédactionnel à L’Indice bohémien. Après, à partir de cette ligne directrice, elle a donné ses sujets ou les idées de sujets de ses étudiants. On les a regardés ensemble pour s’assurer que ce soit quelque chose qui se passeront, ou bien, que ce soient des sujets intemporels, dans le sens qu’ils sont malléables dans le temps, des sujets qu’on peut mettre dans le journal de février comme dans le journal de novembre et que ça n’a aucune importance. Donc, on a eu toute une discussion et un gros travail par rapport à ça », explique Valérie Martinez, directrice générale à L’Indice bohémien.
Dans le cadre du cours, Béatriz Mediavilla avait l’habitude de faire travailler ses étudiants sur des textes qu’ils publieraient ensuite sur Wikipédia. En revanche, certaines normes de Wikipédia auraient changé avec le temps, ce qui aurait compliqué la tâche. « C’est pour ça qu’elle a pensé à L’Indice bohémien. Parce qu’on est comme la voiture qui transporte les gens pour aller d’un endroit à l’autre, on est un média culturel. » Pour Valérie Martinez, cette collaboration représente un gain de bénévoles intéressant. « Tous les mois, on a des bénévoles qui écrivent, mais on est toujours à la recherche de nouveaux bénévoles. C’est toujours plaisant d’avoir de nouvelles personnes qui écrivent. Donc, d’une pierre, deux coups, elle pouvait mettre ses textes dans L’Indice bohémien selon nos critères à nous. Et du deuxième coup, nous ça nous aide parce qu’on a des textes en plus, des textes backup que nous on peut mettre dans le journal soit de février, soit de mars, soit d’avril, au courant de l’année 2026. C’est une belle collaboration. »
Une occasion supplémentaire de publier leurs textes
Un deuxième partenaire s’est joint à l’annonce du Cégep, soit Tourisme Abitibi-Témiscamingue, qui permettra aux étudiants de publier certains de leurs textes sur leur blogue. « C’est intéressant pour les étudiants quand même de faire un travail et de se retrouver dans le journal et sur le web », remarque Valérie Martinez.
Une possibilité de perdurer
Le projet, dont les textes commenceront d’être publiés en 2026, aura attiré un second enseignant du cégep, ce qui lui accorderait une certaine pérennité. « Un autre enseignant, Fednel Alexandre, est intéressé de faire la même chose dans son cours. » Bien entendu, pour les prochaines cohortes, chacune des parties doit attendre le début d’une nouvelle session pour entreprendre les démarches d’une collaboration. Quand ce sera « bien inscrit dans les plans de cours, et que les étudiants seront au courant, après ça pourra se faire facilement. »
S’impliquer auprès de la jeunesse
Comme l’a déjà mentionné Mme Martinez, permettre à la jeunesse d’écrire et de publier dans L’Indice bohémien est, pour elle, une manière d’encourager la relève journalistique, mais aussi artistique. Car « on le sait que les artistes et les organismes de la région, quand ils ont des articles qui passent dans L’Indice bohémien ou dans Le Citoyen, ça les aide à se bâtir un portfolio et à demander ensuite des subventions au gouvernement, à la CALQ ou ailleurs. […] Pour faire vivre la culture, on a besoin de gens qui écrivent, et on a besoin de gens aussi qui impriment les journaux. Ainsi, je pense que nous, en tant que journaux [L’Indice bohémien et Le Citoyen], on est essentiels en région. »