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La Bastide des aînés souhaite être une résidence pour personnes âgées survivante

Dans les dernières années, la Bastide des aînés a accumulé les déficits financiers et n’a pas pu répondre aux exigences demandées pour recevoir de l’aide financière subventionnée, en raison d’un nombre de résidents trop bas. C’est pourquoi, le 13 déc

La Bastide des aînés de Beaudry Noël

Dans les dernières années, la Bastide des aînés a accumulé les déficits financiers et n’a pas pu répondre aux exigences demandées pour recevoir de l’aide financière subventionnée, en raison d’un nombre de résidents trop bas. C’est pourquoi, le 13 décembre dernier, il a été annoncé que la résidence pour personnes âgées (RPA) amorçait une transition, accompagnée de leur campagne de financement, Un toit, c’est bien. Un chez-soi, c’est précieux.

En fonction depuis 2004, quand la RPA s’est certifiée de zone 3, ce qui la rendait apte à accueillir des personnes âgées semi-autonomes, « on n’avait pas vu qu’il y avait beaucoup de boîtes à surprises qui arriveraient. Ici, je parle des normes gouvernementales qu’on n’était pas capable d’atteindre… des normes au niveau des gicleurs, des caméras, de la surveillance de nuit. On avait une bâtisse avec une partie neuve, mais l’autre était collée à une ancienne école, qui commençait à prendre de l’âge. Ainsi, il fallait beaucoup de réparation. En plus, on avait de la main-d’œuvre qui est difficile à avoir, soit des préposés aux bénéficiaires, et des préposés aux bénéficiaires à Beaudry, c’est encore plus compliqué », raconte Diane Petit, membre du conseil d’administration de la Bastide des aînés à Beaudry.

« On était, chaque année, déficitaires, c’est-à-dire qu’il fallait piger dans notre bas de laine d’année en année… et on voyait la fin arriver. On n’a pas eu le choix. Soit on fermait, soit on se revirait de bord et on essayait de faire autre chose », résume-t-elle.

Pour la Bastide des aînés, qui accueille des gens de Beaudry, Cloutier, Rollet et Montbeillard, il est important d’offrir un lieu où ses résidents puissent continuer de vivre dans leur quartier rural sans avoir à déménager à Rouyn-Noranda, car c’est là que se trouve leur communauté et leur réseau. Par conséquent, la résidence qui était privée deviendra un organisme à but non lucratif (OBNL). « C’est sûr qu’on a fait des pieds et des mains pour pouvoir garder la plupart des résidents qui sont quand même assez autonomes dans notre RPA », confie-t-elle.

Une transition qui se veut respectueuse et humaine

Certains services devront être coupés, comme les services des préposés aux bénéficiaires, ce qui occasionnera le déménagement d’environ trois résidents qui requièrent plus de soins. « Ç’a été une période difficile. Annoncer aux employés que, dès le 1er janvier, il y aurait des changements au niveau des préposés, rencontrer chacun des résidents pour les rassurer, leur dire leurs droits, leur dire ce qui se passerait et comment ça se passerait probablement. C’est sûr qu’on va avoir l’aide du CISSSAT pour les personnes qui requièrent encore des soins. Alors, probablement qu’ils vont nous aider dans cette transition-là. Et ça, ça dépend de chaque résident et de chacun de leurs besoins. »

Une campagne de 100 000 $

La campagne de financement de la Bastide servira à soutenir financièrement la RPA. « On veut garder des loisirs et la cuisine, on veut réparer la bâtisse aussi, et il y a des manques à gagner, puisque ça fait deux ou trois ans qu’on est déficitaires. C’est certain que ça va nous aider. On ne veut pas fermer. On veut survivre. »

« En Abitibi-Témiscamingue, ça fait plusieurs RPA qui ferment, dû à un manque de soutien. On attendait du soutien et on attendait des subventions, mais vu qu’on est 16, ça ne répondait jamais à [tous les critères]. »

Pour contribuer, il faut se rendre sur la page Facebook de la Bastide des aînés et trouver la publication épinglée dans le haut de leur page. Un lien mène à la collecte de fonds. « On tient beaucoup à ce que les gens de notre communauté, d’ici, participent à cette levée de fonds pour garder les personnes âgées de leur milieu dans leur chez-soi. C’est important. Il n’y en a pas d’autres dans le secteur, des maisons à appartements comme celle-là. »

« Ceux et celles qui sont là présentement sont en sécurité et on en prend soin. On ne les mettra pas dehors, c’est sûr. Certains vont devoir malheureusement partir parce qu’ils demandent trop de soins [pour nos capacités], mais ils ne sont pas nombreux. Sur 16, ils sont deux ou trois personnes qui devront probablement partir », conclut Diane Petit.

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