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Une icône de persévérance pour la région : Isabelle Leblanc célèbre ses 45 ans de carrière

Tout a commencé en 1980 pour Isabelle Leblanc, maintenant franchisée des cinq restaurants McDonald’s en Abitibi-Témiscamingue, qui faisait ses premiers pas dans l’industrie du fast-food et de l’entrepreneuriat. C’est à Rosemère qu’elle a débuté comme

Ouverture du Skydome - Isabelle Leblanc

Tout a commencé en 1980 pour Isabelle Leblanc, maintenant franchisée des cinq restaurants McDonald’s en Abitibi-Témiscamingue, qui faisait ses premiers pas dans l’industrie du fast-food et de l’entrepreneuriat. C’est à Rosemère qu’elle a débuté comme chef de quart, et qu’elle a rapidement gravi les échelons. Aujourd’hui, elle célèbre ses 45 ans de carrière, mais aussi toutes les années où qu’elle a foncé à tête haute dans un parcours rempli de défis.

À 16 ans, Isabelle Leblanc commençait un emploi qui deviendrait une longue carrière et qui la mènerait à se surpasser. En commençant comme chef de quart dans un McDonald’s, elle est rapidement devenue assistante-gérante, puis gérante du restaurant du Carrefour Laval à 21 ans. Elle s’est démarquée dès son premier poste non à cause de la chance, mais bien grâce à son leadership : « Je suis très compétitive et j’aime beaucoup le travail d’équipe. Le travail chez McDo, c’est ça. […] J’ai tout de suite senti que je pouvais grandir là-dedans, parce que j’aimais coacher les gens et donner des conseils », souligne-t-elle. Durant ses premières années de travail, elle mentionne que le sentiment d’appartenance et le fait qu’elle était épaulée par des supérieurs l’ont amenée à rester.

Des défis réussis

En 1984, être gérante d’une équipe complète, dont celle de gestion, à 21 ans, était tout un défi pour Mme Leblanc. Elle faisait partie des rares femmes à être gestionnaire d’un restaurant au Québec, dans les années 1980. Chez McDonald’s, le sexe et l’âge n’avaient aucun lien avec le rendement d’une personne. Aussi, selon elle, elle n’avait pas l’expérience et la maturité, à cet âge pour avoir toutes ces responsabilités. Pourtant, avec le temps, elle a développé les capacités requises. Elle travaillait de nombreuses heures et avait le cœur à l’ouvrage pour gérer une équipe qui ne la prenait pas toujours au sérieux, dû à son jeune âge.

Isabelle Lebalanc et Ronald McDonald

Isabelle Leblanc & Ronald McDonald en 1990 (Photo : Courtoisie de McDonald’s du Canada)

Lors de l’ouverture du SkyDome de Toronto, tandis que McDonald’s y ouvrait plusieurs restaurants, elle rejoint l’équipe de l’Est du Canada comme gestionnaire en juin 1989. Malgré la barrière linguistique, ses efforts et sa persévérance lui ont valu le prix de gestionnaire de l’année au Canada, dès son premier automne à Toronto. Il s’agissait donc d’un énorme signe de reconnaissance envers elle. « Je venais d’arriver dans un marché où que personne ne me connaissait et je ne parlais pas beaucoup anglais. Nous avons travaillé très dur, alors de recevoir ce prix était significatif à ce moment-là de ma carrière », relève-t-elle.

En 1996, la corporation lui donne un mandat qui l’amènera en Russie, pendant trois ans, pour y faire de l’expansion régionale. Le premier défi culturel est la langue, puisqu’elle ne parle aucunement le russe. Toutefois, après cinq années passées en Ontario, elle a pu se débrouiller en parlant anglais et avec l’aide d’un traducteur durant les réunions importantes.

Ensuite, la mentalité russe a été un autre défi pour elle, car les hamburgers et les frites de chez McDonald’s n’étaient pas connus par cette population. De plus, les nouvelles idées et méthodes étaient difficiles à inculquer auprès des partenaires. « Les Russes, c’est très difficile de leur faire changer quelque chose d’ancré : c’est comme ça qu’on le fait et c’est comme ça qu’on va le faire. Donc, j’ai trouvé difficile d’apporter de nouvelles idées. […] C’est seulement une fois que je leur montrais que quelque chose pouvait fonctionner autrement, j’obtenais leur engagement », dit-elle.

Sur le plan relationnel, sa famille et ses amis lui ont manqué durant son long séjour. À son arrivée à Moscou, il y avait 12 restaurants qui se trouvaient seulement dans la capitale, tandis qu’à son départ, le nombre avait grimpé à 50 dans cinq régions différentes.

Isabelle Leblanc

Isabelle Leblanc (Photo : Courtoisie de McDonald’s du Canada)

L’entrepreneuriat en région

Depuis ses 24 ans, Isabelle Leblanc rêve de devenir entrepreneure. C’est donc en 2003 qu’elle devient franchisée McDonald’s à Amos et La Sarre. L’acquisition des restaurants de Val-d’Or et de Rouyn-Noranda et l’ouverture à Malartic se font au fil des années entre 2003 jusqu’à tout récemment. Pour Mme Leblanc, « l’entrepreneuriat en région, c’est une nécessité absolue. Sans les entrepreneurs, il n’y aurait pas autant de services. C’est réellement grâce aux entrepreneurs que la région continue de fonctionner, car ce ne sont pas juste les grosses compagnies des grands centres qui vont s’installer ici. Je pense que c’est l’entrepreneuriat local qui fait vivre notre région. Nous avons des entrepreneurs extraordinaires qui font des miracles », termine-t-elle.

Au travers des réussites d’Isabelle Leblanc, une de ses plus grandes fiertés est son engagement. En effet, elle est l’une des plus grandes donatrices du Grand McDon au Québec, avec environ 80 000 $ de dons en 2024. Cette cause lui tient particulièrement à cœur, car plus de 30 % des familles séjournant à la Maison Ronald McDonald viennent de l’Abitibi-Témiscamingue. Outre son aide envers ces familles, elle n’hésite pas à redonner aux organismes : la Maison de la Famille, la Fondation de l’hôpital de Rouyn-Noranda, Préma-Québec et bien d’autres. Après 45 ans à persévérer dans l’industrie, Mme Leblanc se dit toujours aussi passionnée par son travail.

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