Économie

Hausse de 3,1 % du loyer en 2026 : l’ALOCAT réagit

RJE-ALOCAT

À la suite de l’annonce du tribunal administratif du logement (TAL) concernant le pourcentage de base applicable au loyer pour l’année 2026, l’Association des Locataires de l’Abitibi-Témiscamingue (ALOCAT) a réagi.

Le TAL a modifié sa méthode de calcul de la hausse recommandée des loyers. Même si l’approche comporte des aspects positifs, l’ALOCAT estime qu’elle pourrait toutefois entraîner des augmentations plus importantes à long terme, notamment en faisant porter aux locataires le coût des rénovations par l’amortissement.

« Les propriétaires diront que ça leur coûte cher, entretenir des logements, et c’est vrai à court terme, mais dans les faits, ils bénéficient de nombreux avantages fiscaux et sont certains de faire des profits avec leurs investissements. C’est sans parler du fait que le parc immobilier est de manière croissante concentré entre les mains de grandes corporations qui s’enrichissent aux dépens des plus vulnérables. Alors que les inégalités se creusent et que les gens vivent dans des conditions de plus en plus précaires, difficile de justifier quelque augmentation que ce soit », détaille Marc-André Larose, co-coordonnateur de l’ALOCAT.

Ensuite, M. Larose indique aux locataires que la recommandation du tribunal administratif du logement n’est pas toujours respectée par les propriétaires et que plusieurs profitent du renouvellement des baux pour imposer des hausses qu’il juge injustifiées.

Il a également souligné l’importance pour les locataires de connaître leur droit de refuser une augmentation sans craindre de perdre leur logement, ajoutant que l’organisme demeure disponible pour les accompagner et les aider à évaluer le caractère raisonnable d’une hausse, au besoin.

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