Culture

Une immersion dans la nature à travers une exposition

Jusqu’au 26 février 2026, l’exposition Racines & Fissures de l’artiste Jenny McMaster a lieu à la Maison de la culture de La Sarre. Invitant les visiteurs à réfléchir sur l’impact de la nature sur le bien-être psychologique des interactions avec la f

Jenny McMaster

Jusqu’au 26 février 2026, l’exposition Racines & Fissures de l’artiste Jenny McMaster a lieu à la Maison de la culture de La Sarre. Invitant les visiteurs à réfléchir sur l’impact de la nature sur le bien-être psychologique des interactions avec la forêt, la terre et les champignons, l’exposition présente l’utilisation de papier fait à la main, de feutrage de lin et de soie et de fil de fer.

L’idée derrière le concept de l’exposition est d’explorer le papier comme matière « sans un espace neutre ». « C’est un médium avec lequel je peux faire des choses. Alors, ce n’est pas un espace neutre comme la terre, la forêt ou les champs, où il y a déjà des choses, dont le papier. Le papier a une histoire, est déjà composé de matériaux venant de la Terre », explique Jenny McMaster, artiste en provenance de Gatineau-Ottawa. « Ce n’est généralement pas composé d’animaux, mais c’est composé de plantes. »

Elle s’inspire de recherches récentes sur la communication entre les arbres et les champignons. « Des recherches récentes ont montré que différentes espèces de champignons ont quelque chose comme cinquante signaux de vocabulaire. C’est fascinant. Ils ont leur propre intelligence, qu’on ne fait que découvrir maintenant. Je pense aussi que c’est vraiment intéressant de voir une série de champignons pousser du sol, tout en partageant leur système racinaire. Ce sont à la fois de nombreux organismes dans un seul organisme en même temps. Le plus grand organisme du monde, selon [les chercheurs], ressemble à un réseau de mycélium qui se trouve quelque part sur une montagne et qui fait environ cinq hectares, ou quelque chose comme ça. »

Œuvre de Jenny McMaster

Une des œuvres de Jenny McMaster (Photo : Jean Caron)

Une nuance qu’elle apporte à ce sujet est l’impossibilité de séparer ces organismes vivants sans détruire leur moyen de survie. « L’entremêlement de différentes espèces, avec les arbres et les champignons, c’est aussi le fait qu’on ne peut les séparer les uns des autres. La collaboration est nécessaire pour eux pour vivre. C’est ce que je considère être le plus intéressant. […] Et il y a toutes les choses qui se produisent sous la terre qu’on ne voit pas. »

Un mélange de techniques

Jenny McMaster explique que des œuvres en papier en deux dimensions sont accrochées au mur et que d’autres, des objets en feutrine et des câbles entre autres, forment une grande installation en elle-même. « Il y a plusieurs pièces qui sont regroupées ensemble, ce qui en fait une installation. C’est entremêlé du papier sur le mur, et de sculptures de feutre. […] J’ai construit les racines avec le fil de fer et le feutre de lin et de soie, et des câbles pour le son. »

Avec son exposition Racines & Fissures, Jenny McMaster souhaite amorcer des réflexions chez les personnes qui la visiteront. « J’aimerais créer une amorce d’expérience et amener les gens à penser différemment à propos du vivant. Par exemple, s’ils prennent une marche dans les bois, ils vont penser différemment à propos des arbres, des champignons et des plantes et de l’environnement… mais aussi penser différemment à propos d’eux-mêmes, comment on est interconnecté avec les choses. C’est important au niveau de l’environnement, je pense que c’est aussi important au niveau psychologique. C’est important d’en être conscient parce que ça aide à se sentir moins seul. Comme un sentiment d’être immergé dans la nature durant une exposition. »

À lire aussi