L’histoire de l’éducation en exposition
Le 13 février dernier avait lieu le vernissage de l’exposition De la craie aux pixels, présentant 100 ans d’histoire pour le Centre de Services scolaire de Rouyn-Noranda (CSSRN). L’événement, sous forme de 5 à 7, a permis de réunir professionnels de
Le 13 février dernier avait lieu le vernissage de l’exposition De la craie aux pixels, présentant 100 ans d’histoire pour le Centre de services scolaire de Rouyn-Noranda (CSSRN). L’événement, sous forme de 5 à 7, a permis de réunir professionnels de l’éducation, artistes et partenaires.
L’exposition est « un aboutissement où est-ce qu’on va pouvoir montrer et aux élèves et à la population 100 ans d’histoire en éducation à Rouyn-Noranda. On est parti de 1926 jusqu’à aujourd’hui, en cohérence avec le 100e de la Ville de Rouyn-Noranda », commence d’entrée de jeu Anne-Frédérique Karsenti, direction générale du Centre de Services scolaire de Rouyn-Noranda.
Un aboutissement parce que de nombreuses personnes ont mis la main à la pâte pour rendre l’événement possible et tel qu’il est. « On a eu une artiste, qui est Brigitte Toutant, qui a été l’idéalisatrice du projet, qui a créé les lignes du temps pour qu’on place nos choses. On avait du personnel à l’interne, des professionnels extraordinaires, qui ont créé, qui ont regardé les coins, comment les placer pour que la conception soit belle et esthétique, et en même temps qu’elle crée des émotions à tout le monde. »
Mais aussi, la participation d’artistes au projet a permis certaines rencontres dans les classes avec les élèves. « On a eu le personnel enseignant qui a contribué avec leurs élèves, [c’est-à-dire] le personnel en art au secondaire, du personnel au primaire qui a fait venir des artistes culturels dans leurs classes, qui ont mis leurs œuvres au service du musée. Ces œuvres-là se retrouvent partout dans le musée. Et on a une autre artiste, qui est Valérie Hamelin, qui est venue finaliser le tout avec quelques œuvres pour nous. »
L’un des objectifs sera de faire visiter le musée aux élèves du CSSRN, qui sont un peu plus de 3200 et qui viendront tous les jours. « C’est ouvert aussi à la population, évidemment, parce que c’est pour tout le monde », renchérit Mme Karsenti.
Ce qu’elle souhaite que le public retienne avec cette exposition? « Qu’on voit cette évolution-là qu’il y a eue dans notre histoire en éducation et qu’on regarde aussi vers l’avenir pour savoir qu’est-ce qu’on souhaite en éducation pour l’avenir. »

Le mobile créé par Brigitte Toutant, représentant tous les employés du CSSRN. (Photo : Le Citoyen – Joanie Dion)
L’implication artistique
« De façon générale, je voulais représenter tous les cycles un par-dessus l’autre, comme nos vies, notre cheminement scolaire. Je voulais qu’on parle du passé, du présent, du futur, et de toutes les sortes de personnes », raconte Brigitte Toutant, conceptrice visuelle de l’exposition.
Alors même qu’elle était en France, revenue tout juste pour l’exposition, elle devait composer avec la distance pour créer et transmettre ses idées. « J’ai pensé à essayer de diviser le temps. […] On va partir avec une seconde et ça va donner une unité de mesure, qu’on va multiplier pour voir ce que ça représente visuellement. C’est mathématique; quand tu prends un millimètre pour représenter une seconde, le temps prend une superficie. »
L’objectif de Mme Toutant était de créer un « squelette » auquel accrocher toutes les thématiques de l’exposition. Ses idées ont ainsi permis de créer un point de départ pour tout le reste de l’équipe, qui a créé des sections thématiques dans l’espace, à travers une ligne du temps et des lignes au plancher rappelant les jeux dans les gymnases d’école.
À l’entrée de la salle d’exposition, un énorme mobile trône pour illustrer tous les corps de métiers selon des couleur et selon le genre. Par exemple, les enseignantes au primaire sont les morceaux blancs. « Tout ce monde-là travaille ensemble, donc en les associant pour qu’ils tiennent sur le fil à pêche, ça permet de dire que tout ce monde-là collabore ensemble. »
À son opposé, une œuvre interactive qui n’était pas tout à fait complétée au moment de l’inauguration permettra aux élèves d’écrire un mot sur une balle de pingpong et de l’ajouter à une capsule temporelle située dans la bibliothèque municipale.