De la zoo-animation dans les CHSLD
Les résidents du Centre de soin longue durée (CHSLD) de Malartic ont reçu de la belle visite le 23 janvier dernier. Amelia Keesman et sa Petite Fermette du mieux-être leur a rendu visite avec ses petits animaux pour un atelier de zoo-animation.
Les résidents du Centre de soin longue durée (CHSLD) de Malartic ont reçu de la belle visite le 23 janvier dernier. Amelia Keesman et sa Petite Fermette du mieux-être leur a rendu visite avec ses petits animaux pour un atelier de zoo-animation.
« L’activité a suscité l’intérêt de plus de la moitié des résidents du CHSLD de Malartic. Il est à noter que cette initiative a pu être réalisée grâce aux profits générés par le recyclage des contenants en plastique de l’installation. Une nouvelle visite de la Fermette est d’ailleurs en cours de planification pour la période estivale », a souligné le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Abitibi-Témiscamingue. « La présence des animaux apporte du réconfort, aide à réduire le stress et favorise la réminiscence en ravivant, chez plusieurs résidents, des souvenirs précieux et des émotions positives liées à leur vécu. »
Le CHSLD de Val-d’Or bénéficie également de ces visites depuis deux ans, à raison de deux visites annuelles. Les familles et les proches aidants sont invités à participer à l’activité, ce qui contribue à briser l’isolement et à encourager les liens intergénérationnels.
Bienfaits pour les personnes en situation d’itinérance
Amelia Keesman et ses animaux spécialement formés pour la zoo-animation se rendent également régulièrement dans des hébergements pour personnes en situation d’itinérance comme la Piaule de Val-d’Or et l’Accueil d’Amos. Elle consacre une heure chaque semaine aux usagers sur une période de plusieurs semaines.
« Le fait d’avoir quelque chose de régulier, surtout avec les organismes qui travaillent avec des personnes en situation d’itinérance, chaque semaine, ça fait des miracles. Ce sont des gens qui ont comme des murs, des carapaces et le fait de venir régulièrement, ça descend ces murs-là », explique-t-elle.
À la rescousse des animaux et des humains
Ontarienne d’origine, Amelia Kessman possède un baccalauréat en psychologie, et en plus de vouloir créer un sanctuaire pour sauver des animaux en péril, elle souhaite aussi apporter du bien-être aux êtres humains qui en ont besoin.
« C’est comme de la zoothérapie, mais on l’appelle de la zoo-animation parce qu’on n’est pas des thérapeutes. On vient en aide à ceux qui sont vulnérables, qui sont un peu comme nos animaux, qui sont mis dans le coin par la société, qui sont un peu oubliés et qui ne se font pas donner une voix par la société. Par exemple, avec les personnes âgées, ça les fait sortir de leur chambre. Les gens pensent que c’est juste placer un animal dans leurs bras ou sur leurs jambes, mais c’est bien plus que ça. Souvent, moi, je vais prendre un animal et m’asseoir à côté de la personne et je vais lui donner mon attention à 100 %. C’est de montrer à cette personne devant moi que je te vois, tu es important, tu vaux la peine. C’est tellement beau et on a tellement de belles histoires, on crée des liens avec les gens. Puis, quand mes contrats sont terminés, j’ai un petit deuil parce que j’ai créé des amitiés. La mission du sanctuaire ce n’est pas juste de sauver des animaux, mais c’est vraiment comme un cercle, c’est de soigner des animaux pour ensuite aider des personnes. Après ça, tout le monde est gagnant », affirme Mme Keesman.
La jeune mère d’un bambin d’un an tient à offrir ses services à moindre coût aux organismes en demandant le strict minimum pour ses déplacements. Elle souhaiterait mettre en place du parrainage d’organisme avec des entreprises locales.