L’Îlot d’or de Senneterre en mode survie
Comme organisme à but non lucratif (OBNL), la résidence pour personnes âgées (RPA) l’Îlot d’or ne reçoit aucune subvention gouvernementale et survit grâce au soutien apporté par ses campagnes de financement. Ces fonds financent les salaires des emplo
Comme organisme à but non lucratif (OBNL), la résidence pour personnes âgées (RPA) l’Îlot d’or ne reçoit aucune subvention gouvernementale et survit grâce au soutien apporté par ses campagnes de financement. Ces fonds financent les salaires des employés et l’entretien général des lieux, ce qui influence directement le bien-être et le quotidien des résidents.
« Notre mission, c’est d’offrir un milieu de vie sécuritaire et chaleureux pour les aînés du secteur de Senneterre. On opère deux résidences : une pour personnes autonomes, qui est une RPA de niveau 1, et une ressource intermédiaire également », souligne d’entrée de jeu Isabelle Servant, trésorière. Ce qui signifie que les services sont offerts autant à des personnes autonomes qu’à des personnes ayant besoin de soins plus particuliers.
L’attraction de main-d’œuvre qualifiée demeure le plus grand défi pour l’OBNL. « On forme [notre personnel] en milieu de travail. On a un grand roulement de personnel. En grande partie, c’est parce qu’on n’a pas suffisamment de fonds. Il faut qu’on se débrouille », livre Mme Servant.
Malgré ce défi d’envergure, l’Îlot d’or vit présentement une réussite, avec l’embauche de nouvelles personnes : une agente d’accueil et un responsable d’entretien. « Ça a permis aussi d’avoir quelqu’un qui fait de l’animation. » Comment y arriver si les fonds manquent ? « C’est en grande partie grâce au bingo qu’on fait. Et puis, l’As de cœur nous permet plus de pallier des problèmes d’urgence. L’an passé, avec l’As de cœur, on a financé des portes automatiques et des rénovations. »
Cette année, les besoins sont davantage tournés vers les rénovations comme le changement d’une vingtaine de réservoirs à eau chaude et le changement du mobilier de cuisine devenu désuet. « Notre bâtiment principal commence à prendre de l’âge. Malheureusement, au cours du temps, on n’a pas été capables d’amasser notre coussin de sécurité assez gros pour y pallier. »
Bien que les besoins se chiffrent en milliers de dollars, l’organisme assure la paix d’esprit et la sécurité de ses résidents, tout en demeurant transparent sur sa réalité. « Quand on a eu notre assemblée générale annuelle, on a été transparents. On a fait état de notre situation. Je pense qu’ils savent qu’on fait tout ce qu’on peut pour que tout se passe bien. Ils savent qu’on met toute l’énergie. C’est un organisme qui nous tient à cœur dans la communauté », déclare la trésorière.
Qui plus est, des changements ont été orchestrés dans l’organisation, permettant d’aller chercher des fonds supplémentaires. « On en a eu un coup dur où est-ce qu’on n’était pas sûr de s’en sortir, mais on a fait des ententes. Notre ressource intermédiaire est maintenant complètement dédiée au système. On a fait des changements dans notre organisation pour permettre un meilleur revenu. Je vais dire qu’on surfe sur la ligne. »
Malgré tout, l’OBNL tente d’assurer un équilibre entre l’augmentation graduelle de la tarification des logements et leurs besoins financiers. La marge est mince. « Comme notre seul revenu est le [paiement du] loyer, mais [que le prix de] tout a augmenté de façon exponentielle, on est pris. On ne peut rien faire. »
Pour contribuer aux différentes campagnes de financement de l’Îlot d’or, rendez-vous au https://www.facebook.com/ilotdorsenneterre.