Journée internationale des droits des femmes : Les luttes continuent
Question quiz : Vrai ou faux ? Le 8 mars, c’est la Journée internationale de la femme où l’on doit acheter des fleurs aux femmes de notre entourage et leur dire combien elles sont importantes… Faux !
Question quiz : Vrai ou faux ? Le 8 mars, c’est la Journée internationale de la femme où l’on doit acheter des fleurs aux femmes de notre entourage et leur dire combien elles sont importantes… Faux !
Le 8 mars, c’est la Journée internationale des droits des femmes, née avec les luttes ouvrières, féministes et socialistes qui ont eu lieu un peu partout dans le monde occidental au début des années 1900. Une journée pour souligner les avancées et aussi démontrer qu’il reste du chemin à faire.
Le Collectif 8 mars, composé d’organisations syndicales et d’organisations féministes qui font la promotion au Québec de la Journée internationale des droits des femmes, a choisi pour thème cette année Générations deboutte, en l’honneur du mouvement Québécoises deboutte qui a lutté pour le droit à l’avortement dans les années 1970.
« C’est vraiment une journée où on commémore pourquoi on en est là aujourd’hui, donc les luttes du passé, mais aussi celles de maintenant. Malgré qu’il y ait eu une évolution, nos gains sont fragiles, si on pense juste au droit à l’avortement qui est constamment remis en question. C’est vraiment un moment où on se rappelle qu’on vit dans un système qui fait vivre aux femmes des injustices, des inégalités. C’est l’aspect collectif de cette journée qu’on souhaite mettre de l’avant », a souligné Julie Frenette, intervenante au Centre de femmes l’Érige à La Sarre.
L’équipe de trois intervenantes du Centre de femmes l’Érige est très active sur les réseaux sociaux avec des vidéos humoristiques et féministes. Plus de 3000 femmes par année fréquentent le Centre de La Sarre.
« Pour nous, c’est important d’avoir un côté humoristique parce que ce qu’on entend beaucoup c’est que la féministe enragée n’a plus lieu d’être. Donc on suit l’actualité pour sensibiliser notre public cible qui est les femmes. C’est important pour nous d’amener ça dans la légèreté pour que les femmes se reconnaissent. On est beaucoup sur les réseaux sociaux et la montée du masculinisme et de la droite, on la ressent, sur nos plateformes on la vit. On a des commentaires parfois très misogynes et violents. C’est un peu quelque chose à laquelle on ne s’attendait pas en s’exposant. Ça fait qu’on a une vigilance de plus sur comment on apporte nos messages. Je pense qu’il y a là un enjeu qui doit être abordé au Québec, qui est très préoccupant pour la sécurité des femmes », témoigne Mme Frenette.
Elle conclut en souhaitant « que les gens s’informent un peu plus sur la condition féminine, au lieu de prétendre que tout va bien et qu’on n’est plus dans les années 1960. De se sensibiliser, je pense que ce serait un beau début pour développer une solidarité. Le 8 mars, c’est une journée dans l’année, mais la lutte pour les droits des femmes, c’est 365 jours par année. Les luttes qu’on porte, oui c’est pour les femmes d’abord, mais s’il y a des gains qui sont faits, ça va bénéficier à l’ensemble de la société. »
Des activités soulignant le 8 mars sont organisées un peu partout dans la région, notamment à La Sarre où un spectacle exclusif aux femmes qui met en vedette le groupe féminin Et on déjeune, avec en première partie Alix Lebel. C’est le Centre des femmes l’Érige qui organise l’événement en collaboration avec la maison d’hébergement L’Émeraude et le Regroupement de femmes d’Abitibi-Témiscamingue.