Culture

Pagayer à coups d’aventures

Le 18 mars 2026 marque la sortie en librairie du premier livre de Guillaume Rivest, Pagayer : Aventures en canot publié chez Parfum d’encre.

Guillaume Rivest

Le 18 mars 2026 marque la sortie en librairie du premier livre de Guillaume Rivest, Pagayer : Aventures en canot publié chez Parfum d’encre.

Étant en équilibre entre les témoignages personnels et la technique du canot, le livre devient un outil de base inspirant la sortie en plein air… en canot. « Au Québec et au Canada, on a probablement le plus beau terrain de jeu au monde pour les sports pagayables. Et on a dans les plus belles rivières sur la planète. »

À quelques jours de la parution, l’auteur se dit content. « J’ai hâte de voir le livre sortir et que les gens l’aient dans les mains, de voir comment il va être accueilli par le milieu, particulièrement par les gens de l’Abitibi-Témiscamingue, parce que toute ma carrière de canoteur est là. C’est une fierté de mettre ça de l’avant. Ça faisait longtemps que je voulais un projet de livre un peu différent des autres ouvrages qui se sont faits. De l’avoir amené au bout et de voir que c’est publié et de pouvoir feuilleter les pages, c’est quand même spécial », confie d’entrée de jeu Guillaume Rivest.

Comme il l’écrit dans son livre, il rappelle le poids historique du canot pour le Québec et le Canada, et même pour les Premières nations. « Dans ma tête, c’est un lien avec le passé, c’est un lien avec le territoire, concret. Mais on dirait qu’on a oublié à quel point c’est important, particulièrement au Québec. C’est dans notre histoire et dans notre culture. Ça reste, dans ma tête, l’objet le plus approprié pour faire du plein air, pour explorer le territoire. Juste en Abitibi-Témiscamingue, il y a 22 000 lacs et rivières. Quand on pense juste à l’idée d’explorer le territoire, on n’a pas nécessairement de grands sentiers de randonnée — on en a, mais pas partout — tandis que, quand on voit le canot comme moyen pour explorer ce qui est notre cour arrière, c’est là qu’il a toute sa pertinence, je trouve. Tout est connecté, on peut se promener partout. »

Une ode au territoire qui reconnecte

Plus qu’une activité de plein air, pour lui, le canot porte à l’introspection et au retour à l’essentiel. « Je trouve qu’on a des vies qui sont extrêmement complexes, pour lesquelles on a des notifications constantes, et que ça n’arrête jamais. On est tout le temps super sollicités et c’est difficile de simplifier sa vie, je trouve. Mais quand on part en plein air, on est loin du réseau, et on se reconnecte à une part de nous qui est, je pense, essentielle. »

« Et se connecter avec le territoire, et de prendre le temps d’aller faire une expérience de plein air, on le rattache beaucoup aux sports, mais, moi, je pense que ça dépasse largement la question sportive. Quand tu es sur une rivière comme l’Harricana à Amos, peu importe le parcours, on est sur des endroits, mais, finalement, ce sont des chemins qui sont millénaires qui ont été utilisés pendant des milliers d’années par les autochtones et les allochtones après. Quand tu es sur les sentiers de portage, c’est la même affaire. Quand tu vas sur un site de campement sur le bord d’une rivière, bien ce site-là est possiblement existant depuis plus de 1000 ans. Parce que quand tu arrives et que tu te dis que c’est là que ça a l’air confortable pour camper, probablement que la réflexion était la même il y a mille ans, deux mille ans quand les Anicinabe passaient et regardaient la même pointe de sable », explique-t-il.

« Il y a comme cette espèce de lien là avec le territoire et, quand tu prends le temps de partir et que tu regardes un coucher de soleil à côté d’un feu sur le bord d’un plan d’eau, il n’y a rien de sportif, mais c’est très, très introspectif. Je trouve que ça fait le prix des choses qui sont importantes et des choses qui ne le sont pas dans nos vies. Ça aide un peu à nous ancrer dans un moment présent, remettre en perspective nos vies, ce qui est essentiel et ce qui l’est moins. »

En somme, le message général de Pagayer est de prendre conscience des risques possibles et de la sécurité à entretenir, en éprouvant du plaisir… et de se permettre de retrouver l’essentiel.

Le mot de la fin revient à M. Rivest : « L’éditrice qui n’a jamais fait de canot a lu le livre et m’a dit qu’elle voulait partir en expédition de canot cet été. C’est pas mal le sentiment général des gens qui l’ont lu. »

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