Des cabanes à pêche pour favoriser l’intégration sociale
Avez-vous remarqué les cabanes à pêche rouges près du pont sur la rivière Thompson à Val-d’Or ? Elles appartiennent à l’organisme Le Pilier (Association des traumatisés crâniens de l’Abitibi-Témiscamingue) et elles connaissent un grand succès dans la
Avez-vous remarqué les cabanes à pêche rouges près du pont sur la rivière Thompson à Val-d’Or ? Elles appartiennent à l’organisme Le Pilier (Association des traumatisés crâniens de l’Abitibi-Témiscamingue) et elles connaissent un grand succès dans la communauté cet hiver.
Alain Beaulieu, intervenant social au Pilier, secteur Val-d’Or, explique l’évolution du projet qui a commencé petit. « En fait, le projet date d’une dizaine d’années. C’est un de nos membres qui aimait la pêche qui nous a suggéré l’idée de cabanes à pêche pour aller à la pêche avec les membres. On est allé voir des entreprises de Val-d’Or pour se faire commanditer le bois pour les fabriquer et on a eu une belle réponse. On a réussi à en construire trois avec les dons et on en a fait tirer une comme activité de financement. »
« Au début, l’idée était vraiment plus de les utiliser pour faire de l’intégration sociale pour nos membres, de leur permettre de sortir de chez eux et d’avoir un endroit à eux pour la pêche. Des gens ont commencé à nous demander s’ils pouvaient utiliser les cabanes quand elles étaient libres et on a dit oui puis ces personnes nous ont fait des dons. […] Avec le temps, on nous a offert d’autres cabanes et là on est rendu avec quatre cabanes qu’on prête sur une base de don volontaire », a-t-il ajouté.
Réservation plus facile
Avec le volume accru de gens qui souhaitent réserver une de leurs cabanes, l’organisme a dû implanter l’an dernier un système de réservation en ligne sur leur site web où il est possible de faire un don également. Les cabanes sont prêtées avec tout l’équipement nécessaire pour la pêche sur la glace, sauf les appâts. Les gens n’ont qu’à apporter boissons et nourritures pour la journée. Un bénévole s’occupe de leur ouvrir la cabane.
« Toutes les fins de semaine à partir de la mi-janvier jusqu’en fin de saison ont été rapidement réservées cette année. Il reste des disponibilités la semaine. Beaucoup d’entreprises, d’organismes, d’écoles ont utilisé nos cabanes. On a eu vraiment une belle réponse ! Et on a reçu de beaux dons de leur part, c’est très apprécié », s’est réjoui M. Beaulieu.
Un projet qui rapporte aux membres
Ce qui fait un si grand succès du projet de prêt de cabanes à pêche du Pilier, ce sont surtout les bienfaits pour les membres. « C’est une façon aussi de faire connaître l’organisme, la cause, c’est surtout pour ça que l’on continue à le faire. Il y a sept ou huit bénévoles qui s’impliquent dans le projet. C’est une belle reconnaissance pour eux aussi de voir que les cabanes sont toutes réservées et qu’il y a plein de monde qui y va. On laisse des dépliants, donc les gens s’informent sur le Pilier, la cause des traumatisés crâniens. Et l’argent reçu en dons est remis entièrement à nos membres pour faire des activités. L’objectif principal avec nos cabanes à pêche, c’est toujours de favoriser l’intégration sociale de nos membres », a souligné l’intervenant.
Plusieurs entreprises valdoriennes ont soutenu l’organisme en offrant leurs services pour le déneigement, le transport des cabanes et leur remisage.
Le Pilier œuvre depuis 1995 à favoriser le maintien de la qualité de vie des personnes ayant subi un traumatisme crânien modéré à sévère et leurs proches tout en sensibilisant la population.