Communauté

16 ans de culture, de loisirs et de tourisme pour Bernard Blais

Quand Bernard Blais a pris la direction de la culture, du tourisme et des loisirs à la Ville d’Amos en 2010, il a senti une énergie digne de feux d’artifice. Seize ans plus tard, il est prêt à passer le flambeau.

Bernard Blais @Maude-St-Pierre

Quand Bernard Blais a pris la direction de la culture, du tourisme et des loisirs à la Ville d’Amos en 2010, il a senti une énergie digne de feux d’artifice. Seize ans plus tard, il est prêt à passer le flambeau.

Disons-le d’entrée de jeu : Bernard Blais ne prend pas sa retraite. « J’ai donné ce que j’avais à donner à la Ville d’Amos et mon département est mûr pour un changement. Dans la vie d’un professionnel, il faut savoir quand c’est un bon moment pour partir. J’ai aussi envie de faire autre chose. Un jour, peut-être que je vais retravailler pour une organisation ou simplement faire des mandats. »

En quittant son poste en juin prochain, il va d’abord prendre du temps pour lui. « Je veux m’occuper de moi, voir mes proches davantage, faire des travaux à la maison et découvrir mon côté un peu plus manuel. Et avec ma conjointe, nous voulons faire plus de voyages. »

Cette fin de cycle impose un retour en arrière. Il y a seize ans, cet amoureux de sports, de loisirs, de culture et du tourisme est arrivé en poste en sentant quelque chose dans l’air. « Amos avait besoin d’une injection d’énergie nouvelle dans l’offre de services à ses citoyens. Il y avait beaucoup d’effervescence. J’étais là pour canaliser les énergies et les faire monter d’un cran dans la mesure de mes possibilités. »

Bernard Blais aime rappeler que la Ville a été l’une des premières municipalités du Québec à se doter d’une politique culturelle dans les années 1990. Quand on lui demande les réalisations qui le rendent le plus fier, son visage change. « Ça me rend émotif de parler de ça. Il y a beaucoup de choses qui me rendent extrêmement fier. Je fais partie d’un écosystème. Je travaille avec beaucoup de monde et on a fourni bien des efforts pour convaincre les élus et les communautés du bien-fondé de nos idées. »

Pour illustrer les accomplissements réalisés entre 2010 et 2026, il ressent le besoin de retourner en arrière. « En 2005, j’étais directeur général adjoint des Jeux du Québec. C’était une expérience ahurissante ! J’étais responsable des services aux athlètes : hébergement, alimentation, transports. Cette finale a permis de mobiliser 2000 bénévoles pour encadrer 2000 athlètes. J’étais dans une bulle unique : je me couchais à 2 h le matin et je me relevais à 6 h le lendemain pour aller saluer les bénévoles en cuisine. Les jeux ont été une grande réussite ! »

C’est d’ailleurs dans la foulée des Jeux du Québec, durant lesquels l’organisation avait campé les cérémonies d’ouverture et de clôture à l’agora naturelle, que le Festival H2O est né. « Je suis fier de voir la tangente que prend l’événement. Après quelques années, la communauté au complet se l’est approprié. C’est devenu un festival avec une reconnaissance régionale. Le nouveau conseil d’administration est composé d’anciens et de nouveaux membres solides. Ils ont un budget d’exploitation dépassant 1 M$. L’an prochain, le festival va fêter son 20e anniversaire. Le bébé grandit et il prospère ! »

Il se doit également de parler de son premier gros mandat comme directeur de la culture, du tourisme et des loisirs : la construction d’un nouveau complexe sportif. « On est parti de très loin pour convaincre les décideurs de la nécessité du projet, mais on en est venu à bout et on l’a terminé en 2017. »

M. Blais pense aussi avec fierté à la restauration de la Maison Hector-Authier, au retour de la soirée reconnaissance des bénévoles et aux cinq éditions amossoises du Salon du livre de l’Abitibi-Témiscamingue dans lesquelles il s’est impliqué en 2004, 2009, 2014, 2019 et 2025.

Même s’il n’a pas envie de jouer à la belle-mère avec la personne qui lui succédera au printemps, il voit certains éléments apparaître à l’horizon. « Depuis que le ministre Lacombe a tiré la plug sur les Espaces bleus à travers le Québec, l’avenir du Vieux-Palais est sur la glace. Ça m’attriste énormément de voir ce bâtiment, qui a une valeur patrimoniale indéniable et des possibilités incroyables, dans cet état-là. J’espère qu’on va lui trouver une nouvelle vocation. »

Il rappelle également que la Ville révise son plan de développement touristique. « Le premier touriste, c’est le citoyen lui-même. Il faut convaincre nos gens de participer aux événements et de visiter les attraits. On est en train de les gagner tranquillement. »

Au-delà de certaines infrastructures qui ont besoin d’amour, il rêve de développement. « Il faut rester sur le qui-vive pour offrir de nouvelles activités. Je rêve d’un festival différent sur le territoire. Quand on occupe ce poste, il faut être capable de déceler les modes et les nouveaux courants. »

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