Les premiers jours de Nicolas Roy au Colorado
La plus récente période d’échanges dans la LNH semble avoir souri au hockeyeur Nicolas Roy. Après un bref séjour chez les Maple Leafs de Toronto, classés avant-derniers dans la conférence de l’est, le joueur originaire d’Amos porte maintenant les cou
La plus récente période d’échanges dans la LNH semble avoir souri au hockeyeur Nicolas Roy. Après un bref séjour chez les Maple Leafs de Toronto, classés avant-derniers dans la conférence de l’est, le joueur originaire d’Amos porte maintenant les couleurs de l’Avalanche du Colorado qui trône au sommet de la ligue. Entre deux matchs avec sa nouvelle équipe, il s’est entretenu avec le journaliste du Citoyen.
Nicolas Roy affirme sans détour qu’il était très content d’être échangé. « Je suis passé d’une équipe qui ne fera pas les séries au printemps à une équipe qui est première dans la ligue et qui a beaucoup de chances de se rendre jusqu’au bout cette saison. »
Il dit ne pas avoir été surpris de la décision des Maple Leafs qui étaient au centre de plusieurs rumeurs, à quelques jours de la date limite des transactions dans la LNH. « Les dirigeants de l’équipe ne sont pas venus me voir directement pour me dire que j’allais sûrement être échangé, mais il y avait des sous-entendus, explique l’athlète. Certains joueurs ont des clauses de non-échange dans leur contrat. On savait que les plus jeunes ne seraient probablement pas visés dans une équipe qui va peut-être entrer dans une phase de reconstruction. Donc, on savait qui avait le plus de chances d’être échangé. »
Établi dans la Ville Reine depuis juillet 2025, après avoir été échangé par les Golden Knights de Las Vegas, le Témiscabitibien de naissance n’a pas eu le temps de s’acheter une maison dans le marché torontois. « Comme il reste seulement une autre année à mon contrat et que je vais devenir agent libre par la suite, je n’étais pas certain de rester à Toronto assez longtemps pour m’acheter quelque chose. Je louais depuis l’été dernier. Ça rend le changement d’adresse un peu plus facile à vivre. »
Il a tout de même pu vivre l’expérience assez longtemps chez les Leafs pour la comparer avec ses années à Las Vegas. « Les deux organisations traitent leurs joueurs de façon exceptionnelle, mais c’est complètement différent, précise Nicolas Roy. À Vegas, on est dans un désert. Il fait chaud à longueur d’année. L’organisation s’assure de donner un show sur la glace avant le match. Les gens commencent à s’intéresser au hockey depuis quelques années, mais ce n’est pas la même chose qu’au Canada. »
Plus au nord, il s’agit évidemment du sport national. « À Toronto, les gens suivent beaucoup notre équipe. Il y a plus de pression médiatique. Et même quand on allait jouer à Winnipeg, il y avait souvent plein de fans de Toronto. La base de partisans est importante. »
Au moment d’accorder une entrevue au journaliste du Citoyen, Roy venait d’arriver dans un hôtel de Seattle, après trois matchs avec ses nouveaux coéquipiers. « Je suis arrivé un jour de match et j’ai rencontré tout le monde durant la pratique d’avant-match, se souvient-il. Les gars m’ont tout de suite fait bien me sentir. Je me sens vraiment choyé pour ça. »
Son expérience était bien différente en juillet dernier quand il a été échangé de Las Vegas à Toronto. « Ça s’était passé durant l’été, j’avais pu participer au camp d’entraînement et j’avais rencontré les gars les uns après les autres. »
Bien qu’il soit conscient du calibre très relevé au Colorado, il imagine ce que l’équipe est venue chercher en faisant son acquisition. « Je crois qu’ils avaient besoin d’un gars qui peut jouer dans toutes les situations et en qui ils peuvent avoir confiance contre de gros trios. Évidemment, ils ont déjà de très bons joueurs et ils sont premiers dans la ligue. Offensivement, c’est incroyable de voir ces gars-là performer à cinq contre cinq et en avantage numérique. Mais je pense que je peux aider à solidifier le troisième ou le quatrième trio. »
Il se donne d’ailleurs le droit de rêver à une deuxième Coupe Stanley, lui qui a mis la main sur le précieux trophée en 2023, lorsqu’il évoluait chez les Golden Knights. « C’est sûr que tout va se jouer dans les séries et qu’on ne peut jamais rien prévoir, mais après trois matchs avec eux, je peux dire qu’on a vraiment une très bonne équipe! Je parle autant des gars que des entraîneurs et du reste de l’organisation. On a vraiment le droit d’y croire. »
Après quelques jours à Denver, il a également un bon pressentiment envers sa nouvelle ville d’adoption. « Depuis mon arrivée, j’adore la ville avec toutes les montagnes autour. C’est l’endroit aux États-Unis avec le plus grand nombre de journées ensoleillées. Ce n’est pas trop chaud ni trop froid. Je suis excité d’avoir la chance de vivre là à temps plein. »