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Cultiver l’espoir une personne à la fois

Dans un contexte marqué par des crises politiques, économiques, climatiques et sociales qui fragilisent le bien-être de la population, et particulièrement celui des jeunes, le Mouvement Santé mentale Québec a lancé le 9 mars dernier la campagne de pr

Sarah Laliberté RAIDDAT

Dans un contexte marqué par des crises politiques, économiques, climatiques et sociales qui fragilisent le bien-être de la population, et particulièrement celui des jeunes, le Mouvement Santé mentale Québec a lancé le 9 mars dernier la campagne de promotion Un pas, un geste, un mouvement… Ensemble pour une bonne santé mentale! L’objectif : cultiver le sens et l’espoir en misant sur la force des petits gestes qui, collectivement, transforment les milieux de vie, comme mentionné en communiqué de presse.

Les tendances, en Abitibi-Témiscamingue, concernant la détresse psychologique, ont évolué depuis la période de la pandémie de Covid-19, selon Sarah Laliberté, conseillère responsable au développement de la défense des droits au RAIDDAT (Ressource d’aide et d’information en défense des droits en santé mentale pour l’Abitibi-Témiscamingue). Elle met en lumière la charge mentale qui serait de plus en plus affectée par l’augmentation des coûts de vie de base. « On parle de l’épicerie, les logements, les maisons, les transports, le gaz. Maintenant, même avec deux revenus, on commence à avoir plus de difficultés à combler les besoins de base. »

Qui plus est, alors qu’il faut souvent voyager d’une ville à l’autre pour trouver des ressources, « ce ne sont pas toutes les villes qui ont des organismes communautaires pour tous les besoins. Avec le manque de ressources, il y a le manque de places : l’attente est longue. On parle aussi du manque de personnel. Avec la pénurie de personnel, ça retarde encore plus les soins et la liste d’attente augmente », souligne-t-elle.

Ce faisant, « mon impression, c’est que plus que ça va, plus qu’on éteint juste des feux, au lieu de faire vraiment de la prévention, de prendre le besoin au début au lieu que ça devienne une crise. […] On gère les urgences au lieu de régler les causes. Je trouve vraiment que ça ressemble à ça en région. »

L’un des outils pour se sentir mieux suggéré par Mme Laliberté est la trousse qui se trouve au lien gratuit suivant : https://mouvementsmq.ca/. Sept astuces y sont présentées afin d’améliorer ou de maintenir sa santé mentale, soit agir, ressentir, s’accepter, se ressourcer, découvrir, choisir, créer des liens. « C’est souvent un petit pas que tu fais et qui va améliorer ta santé mentale, et qui fait que tu vas te sentir mieux. Il faut respecter son rythme et sa capacité, c’est important. Quand on dit « prendre soin de soi », le monde voit ça gros, mais non. C’est par les petits gestes qu’on y arrive. Par exemple, collectivement, ça peut être un groupe de famille, d’amis. Les vêtements sont rendus chers, on pourrait s’organiser un groupe d’échange de vêtements. Ou une soirée en famille où on fait à manger et on cotise ensemble », suggère-t-elle.

Également, Mme Laliberté rappelle les bienfaits du sourire. « Se promener dans la rue et faire un beau sourire à la personne qu’on croise, même si on ne la connaît pas. Juste le sourire. Souvent, on va remarquer que l’autre personne va sourire. Ça va avoir un effet boule de neige, elle va sourire à l’autre personne. » Ou l’implication bénévole qui permet de se sentir utile, d’aider les autres et de se sortir de l’isolement.

Et l’espoir dans tout ça? « L’espoir rend plus résilient, plus engagé, plus apte à résoudre les problèmes et à faire face à l’adversité. »

Et pour quelqu’un qui est à la recherche d’espoir, un conseil? « Tout le monde a eu des difficultés dans sa vie. Dans le passé, pour toi, qu’est-ce qui a fonctionné pour relever un défi? C’est sûr qu’il y a quelque chose de positif qui est arrivé, il y a une action que tu as posée [qui a été positive]. Je dirais de penser à ça. [Prendre conscience que] tu as déjà réussi et déjà surmonté, ça peut créer un espoir. Je dirais aussi de parler à ses proches », conclut Mme Laliberté.

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