Médialab d’Amos : Un espace pour outiller et créer
Connaissez-vous les fablabs ? La bibliothèque d’Amos offre cet espace depuis 2021 avec son médialab, projet porté par Emmy Desrosiers-Bouvier, animatrice et pivot du lieu. « C’est un lieu d’exploration numérique, mais pas juste ça, par exemple on a d
Connaissez-vous les fablabs ? La bibliothèque d’Amos offre cet espace depuis 2021 avec son médialab, projet porté par Emmy Desrosiers-Bouvier, animatrice et pivot du lieu. « C’est un lieu d’exploration numérique, mais pas juste ça, par exemple on a des ateliers de couture. En fait, la mission des médialabs ou des fablabs, partout au Québec, c’est de s’approprier des techniques de fabrication et se donner un peu plus de pouvoir dans leur vie. On achète souvent des choses qui ont une courte durée de vie, qui sont visées par l’obsolescence programmée. Donc si on a un objet de notre vie courante qui brise, bien le médialab est équipé pour permettre aux gens d’essayer au moins de le réparer. Ça, c’est la grande ambition des fablabs, mais en plus de ça, on donne les moyens aux gens de réaliser les projets par eux-mêmes. Donc ça donne du pouvoir aux citoyens », explique-t-elle.
Le Médialab possède un nombre impressionnant d’équipements de toutes sortes. On y retrouve autant des outils de base comme une perceuse ou un fer à souder que des machines plus spécialisées comme des imprimantes 3D et une presse à macarons. Les résidentes et résidents d’Amos peuvent prendre rendez-vous pour y accéder ou participer aux ateliers programmés.
Accessibilité et autonomie
« Notre rôle, à la bibliothèque, est de donner accès à des équipements que les gens n’auraient pas nécessairement envie d’acquérir tant qu’ils n’ont pas de formation. Et, en même temps, on offre des petites formations pour leur permettre d’être autonomes, puis après ça on va leur donner les ressources pour aller plus loin. Notre vocation, c’est d’initier les gens à différentes techniques et aussi de divertir les enfants avec différents ateliers. On a de l’équipement plus ludique pour les enfants, comme des petits robots suiveurs de ligne, qui sont programmés pour suivre des lignes de crayons-feutres. On a toute une gamme d’activités à faire avec ces petits robots. On a des kits aussi pour découvrir l’électronique », précise Mme Desrosiers-Bouvier.
Il est offert également de l’équipement vidéo et audio pour les organismes communautaires et les particuliers qui n’ont pas le budget pour des services professionnels. Ils peuvent ainsi avoir accès à du matériel pour le faire eux-mêmes à peu de frais. « Éventuellement, on aimerait beaucoup développer l’expertise qu’on retrouve dans d’autres fablabs au Québec, comme des cafés de réparation, pour que les gens, de façon périodique, se rassemblent et, avec leurs connaissances, puissent aider les autres à réparer des objets. C’est notre rêve au Médialab à Amos », déclare l’animatrice.
L’offre variée du Médialab fait qu’il est visité par une grande variété de personnes. « On est chanceux parce qu’on reçoit autant des enfants que des adultes, des adolescents, des aînés. En 2025, on a eu un total de 1269 visiteurs. Je reçois des classes, des organismes communautaires, des groupes de personnes retraitées par exemple. On est très en lien avec les organismes de la ville pour faire découvrir nos services et aussi pour que les gens comprennent que la bibliothèque fait vraiment partie de la communauté. On est là non seulement pour offrir des livres, des produits culturels, mais aussi offrir des services comme le Médialab », souligne-t-elle.
On peut consulter toute l’offre disponible au Médialab de la bibliothèque d’Amos sur le site web de Fablabs Québec.