Samuel Larochelle dans la Collection III
L’écrivain amossois Samuel Larochelle s’est prêté au jeu de la Collection III (chez Québec Amérique), où un auteur partage trois souvenirs personnels, avec Je ne serai jamais Roy Dupuis qui se retrouve en librairie dès ce mardi 24 mars.
L’écrivain amossois Samuel Larochelle s’est prêté au jeu de la Collection III (chez Québec Amérique), où un auteur partage trois souvenirs personnels, avec Je ne serai jamais Roy Dupuis qui se retrouve en librairie dès ce mardi 24 mars.
« Cette collection est dirigée par Danielle Laurin depuis plusieurs années et c’est elle qui choisit avec minutie avec quelle personne elle a envie de travailler. Ce sont de gros noms de la littérature qu’elle a approchés : Marie-Sissi Labrèche, Marc Séguin, Pascal Montpetit récemment, et plusieurs autres auteurs confirmés. Et même si j’ai confiance en ma plume, je me sentais petit cul à côté de ces gros noms. C’est une collection qui est très aimée du public et suivie par les médias. Je savais que ça voulait dire quelque chose dans mon cheminement », souligne M. Larochelle.
Chaque livre de la Collection III débute avec l’avertissement que le contenu peut être en partie inventé ou non. « On m’a bien dit que j’avais le droit de me positionner comme cent pour cent vrai. Il n’y a absolument aucun détail qui a été inventé », assure l’auteur.
Moments charnières
Il aborde des sujets délicats, sans pudeur, passant de l’humour à des scènes poignantes. « Il y a eu tellement de sujets délicats que des fois j’y allais à fond et d’autres fois je me retenais. Je le sais, comme écrivain et comme lecteur, que ça fonctionne seulement quand on va au bout des choses. Ça m’a rappelé à quel point c’est important », précise-t-il.
« Ça m’a apporté quelque chose de complètement inattendu, parce que même si les livres sont basés sur du vécu, quand je travaille à trouver les bons mots, les phrases les plus drôles, les tournures les plus touchantes, ce travail d’orfèvrerie, c’est sûr que ça dénoue des choses à l’intérieur de moi. Et donc, on peut dire que c’est une écriture thérapeutique. En tout temps, je peux dire ça d’un livre basé sur du vécu, mais celui-là m’a permis d’aller plus loin parce que je raconte plusieurs moments charnières sur toute ma vie. Et c’est comme si à la fin je me disais, j’aimerais que ce narratif-là, ces éléments-là de ma vie prennent moins de place dans mon cœur, puis que j’aie moins mes mécanismes de défense de petit garçon blessé et que je sorte de là plus fort comme si j’étais conscient que j’avais vécu tout ça, mais que je tournais la page pour me concentrer sur ce qui a devant. Je me sens en transition après avoir écrit ce livre-là », affirme sur son processus d’écriture.
Public varié
Depuis que Samuel Larochelle a entamé les entrevues pour la promotion de Je ne serai jamais Roy Dupuis, il s’est rendu compte que son livre pouvait atteindre un grand nombre de lecteurs aux profils divers. « Je suis surpris de voir à quel point il y a du monde différent qui se reconnaît, qui vibre avec différents passages, que ce soit le travail autonome, les relations avec la famille, les amours déchirants, le parcours étudiant et les débuts professionnels. Je pensais toucher surtout les adultes, mais on me dit que ça peut toucher les ados et les jeunes adultes. »
Il sera assurément possible de lire plus de Samuel Larochelle dans les prochaines années, puisqu’il a en réserve trois livres déjà écrits. Il nous glisse à l’oreille qu’il a aussi un projet d’événement et d’entreprise qui se concrétisent. À suivre !