Une journée pour se plonger dans les métiers de la construction
Plus d’une centaine de jeunes ont pris part à la journée Réalité construction au local du Centre Polymétier à Rouyn-Noranda, le mardi 24 mars.
Présentée par le centre Polymétier, le Carrefour Rouyn-Noranda et l’Association de la construction du Québec (ACQ), « l’objectif de cette journée est de faire découvrir les métiers de la construction, mais de faire vivre aux jeunes c’est quoi les corps de métier », explique Annick Carrière, chargée de l’organisation de réalité construction pour le carrefour de Rouyn-Noranda.
Environ six entreprises étaient sur place pour apporter un élément significatif à cette journée auprès des jeunes. Selon Mme Carrière, les entreprises ont vraiment à cœur l’événement et sont mobilisées pour faire découvrir les métiers. « C’est certain qu’elles sont à la recherche de main-d’œuvre. Car, le secteur de la construction a un immense besoin de ressources. Alors, prendre le temps de venir présenter leur réalité, de transmettre leur passion et de la partager aux jeunes, c’est gagnant au bout du compte », souligne-t-elle.
Pour cette troisième édition, l’objectif dépasse largement la simple sensibilisation, mais plutôt de faire vivre aux jeunes c’est quoi les corps de métier. « Les jeunes entendent parler de ces métiers, bien sûr, mais ici, on veut surtout qu’ils mettent concrètement la main à la pâte. L’idée est de leur permettre de vivre leurs passions, de tester des domaines qu’ils ne connaissent pas encore et, parfois, de déconstruire certaines idées préconçues. Car en explorant de nouvelles professions, plusieurs réalisent qu’ils ignoraient tout d’un métier qui, finalement, les intrigue. Et c’est souvent là que naît l’envie d’aller plus loin », ajoute-t-elle.
Elle souligne également que d’année en année, les jeunes s’intéressent à la journée Réalité de construction puisque les inscriptions augmentent. « La toute première édition avait été plus modeste, présentée comme un essai permettant de se familiariser avec le concept avant de prendre de l’ampleur. Donc, on avait eu peut-être une trentaine de participants, puis c’était voulu qu’on soit un plus petit groupe. L’année passée, on avait aux alentours de 80 aussi. Cette année, on a eu 100 inscriptions. »

Les jeunes ont été mis à l’épreuve lors de la journée Réalité de construction. (Crédit Photo : Le Citoyen — Ricardo Jr Emmanuel)
La journée en vrai
Au cœur de la journée, l’organisation repose sur une mécanique bien rodée. Chaque élève est affecté à un groupe précis, parmi les 14 constitués pour l’occasion. Ces groupes circulent ensuite d’une station à l’autre selon un horaire établi, ce qui permet à chaque participant de vivre au moins six expériences différentes. À travers une vingtaine de stations pour explorer les métiers de la construction. « Par station, c’est un métier différent », explique Annick Carrière.
Au départ, les jeunes avaient d’ailleurs pu sélectionner, lors de leur inscription, deux ou trois choix prioritaires. Au cours de la journée, ils se sont plongés dans les métiers.

Annick Carrière, coordonnatrice des services au Carrefour de Rouyn-Noranda. (Crédit Photo : Le Citoyen — Ricardo Jr Emmanuel)
Vivre le métier pour vrai
Issue d’une famille œuvrant dans la construction, Ève Mercier, élève de quatrième secondaire à l’école La Source n’a jamais été bien loin d’un chantier. « Mes parents ont une compagnie de construction, alors j’ai toujours vécu un peu là-dedans », explique-t-elle. Son ambition est déjà tracée : devenir architecte et, un jour, reprendre l’entreprise familiale.
Pour elle, participer à cette journée Réalité construction lui permet de connaître le métier de construction, surtout la charpenterie et la menuiserie. Elle ne cache pas sa satisfaction du déroulement de l’événement. « Pour vrai, je trouve ça super le fun et super explicatif. Ils nous font travailler comme si c’était sur le chantier […]. Je trouve ça vraiment bien formulé, bien expliqué. »

Ève Mercier souhaite en connaître plus sur la construction. (Crédit Photo : Le Citoyen — Ricardo Jr Emmanuel)
Selon elle, le fait d’avoir la possibilité de mettre la main à la pâte, de pouvoir vivre l’expérience pleinement et de monter les choses, puis vraiment tout essayer lui permet de connaître encore mieux le métier, de pouvoir le vivre réellement. Pour mieux comprendre les réalités du métier, elle a choisi trois ateliers tels que soudure, charpenterie et grue/Skytrack. Une sélection qui lui permet de toucher à plusieurs facettes du secteur. Par rapport à toutes ces expériences, elle estime que ses attentes sont comblées.
Les retombées visées
Cette activité apporte un élément significatif auprès des jeunes. « Ce qui ressorte surtout de la journée, c’est la motivation palpable chez les jeunes », Annick Carrière. Selon elle, l’engouement est toujours évident. Elle estime que pour cette année comme les éditions précédentes, les participants sont fiers, heureux, et vont repartir avec un réel enthousiasme, souvent avec des objectifs plus précis quant à leur avenir scolaire et professionnel. « Certains ont essayé un métier qu’ils n’avaient pas choisi, et peut-être que ce sera leur métier d’avenir », ajoute-t-elle.

L’activité s’est déroulée cette année au Centre Polymétier. (Crédit Photo : Le Citoyen - Ricardo Jr Emmanuel)
« Notre objectif, aussi c’est vraiment de soutenir la persévérance et la motivation scolaire. On le sait : quand un jeune découvre ce qu’il veut faire, quand il trouve un intérêt ou une passion, c’est beaucoup plus facile pour lui de comprendre pourquoi il fait tous ces efforts. Ce n’est pas toujours simple, surtout dans un monde où les possibilités sont nombreuses. Alors, leur offrir la chance d’explorer concrètement ces avenues, c’est précieux. Plusieurs repartent d’ici en se disant : “Je viens de trouver ma voie.” […] Et c’est à partir de là qu’ils peuvent s’accrocher et persévérer pour la suite », conclut-elle.