Un cycliste d’Amos parmi les récipiendaires du Programme Fondation Aléo et Banque Nationale
Le cycliste professionnel de l’Abitibi-Témiscamingue, Jérôme Gauthier, originaire d’Amos, figure parmi les 21 récipiendaires du programme de la Fondation Aléo et de la Banque Nationale. Il reçoit un montant de 4000 $. Une reconnaissance qui souligne à la fois son parcours sportif de haut niveau et sa persévérance scolaire.
« Je ressens beaucoup de fierté parce qu’il y a extrêmement beaucoup d’athlètes au Québec qui désirent avoir cette reconnaissance, cette aide, non seulement financière, mais de plusieurs programmes », exprime Jérôme Gauthier. Depuis 34 ans, la Fondation Aléo et la Banque Nationale forment une équipe pour soutenir les étudiants-athlètes du Québec. Dans le cadre de ce programme, plusieurs services d’accompagnement et autres sont offerts. « Je suis chanceux, ça fait six années que la fondation croit en moi, puis une deuxième année avec la Banque Nationale je trouve que ça fait une petite fierté, un petit peu plus, parce que c’est tellement un énorme organisme, donc de voir que tu fais parmi les boursiers de la Banque Nationale, de la Fondation Aléo, c’est encore plus spécial », rajoute-t-il.
Âgé de 21 ans, Jérôme Gauthier évolue actuellement au sein de l’équipe continentale américaine Project Echelon Racing. L’an dernier, Jérôme Gauthier a été champion canadien des moins de 23 ans, en juin 2025, en Beauce. Il s’est également illustré sur la scène internationale en prenant part au Championnat du monde de cyclisme sur route à Kigali, où il a terminé parmi les 50 meilleurs coureurs. Un cheminement qu’il qualifie de « très exigeant », mais qu’il poursuit avec détermination. Son plus grand objectif de la saison est d’être sélectionné au sein de l’équipe canadienne pour les Championnats du monde de cyclisme sur route à Montréal, où il visera un top 10.
Un soutien essentiel pour concilier sport et études
Pour lui, la sixième bourse de la part de la Fondation Aléo et la deuxième de la Banque Nationale représente une grosse différence. Dans un sport où les coûts sont élevés — équipements, camps d’entraînement, déplacements et compétitions internationales — l’appui de la Fondation Aléo et de la Banque Nationale permet d’alléger une pression financière importante. « Le cyclisme sur route demande beaucoup d’investissements. Cette aide enlève un stress et permet de se concentrer sur l’essentiel : les études, l’entraînement et les compétitions », explique-t-il.
Au-delà de l’aspect financier, le programme offre aussi un accès à vie à divers services d’accompagnement, notamment en orientation scolaire, mentorat et transition de carrière. Des ressources que le cycliste dit avoir déjà mises à profit dans ses démarches pour la poursuite de ses études universitaires.
Porter l’Abitibi sur la scène sportive
Jérôme Gauthier estime que cette reconnaissance met aussi en lumière le talent sportif qui émerge des régions, loin des grands centres. Il rappelle notamment un moment marquant de son parcours : sa victoire d’étape lors du Tour de l’Abitibi, à Amos, le jour de son 18e anniversaire, après être revenu d’une grave chute survenue en Europe. « Cette course m’a permis de revenir à mon meilleur niveau. C’était chez moi, avec ma famille et mes amis. Ça reste la plus belle journée de cyclisme de ma vie. »

Crédit photo : Photo gracieuseté Page Facebook de Jérôme Gauthier.
Des objectifs bien définis
Le cycliste souhaite compléter son parcours collégial afin d’entrer à l’université, tout en visant de nouveaux sommets sportifs. Il espère notamment défendre son titre de champion canadien et se qualifier pour les Championnats du monde UCI, qui se tiendront à Montréal à l’automne 2026. Aux jeunes de sa région qui rêvent d’un parcours similaire, Jérôme Gauthier lance un message simple : « Travaillez fort, amusez-vous et gardez le plaisir dans le sport. C’est comme ça qu’on peut accomplir de grandes choses. »

