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Basketball : l’ascension d’Éli Jolin

Éli Jolin (1)

Le nom d’Éli Jolin circule partout dans le monde sportif depuis quelques jours. En effet, le jeune basketteur de Rouyn-Noranda vient d’être couronné meilleur joueur de basketball au Canada au niveau préuniversitaire, une distinction qui confirme son ascension fulgurante et son statut de talent incontournable. Premier québécois à recevoir cette reconnaissance, il se dit à la fois surpris et heureux de ce titre, un moment qu’il a partagé avec sa famille, toujours au cœur de son parcours.

Si le jeune homme de 19 ans attire aujourd’hui l’attention nationale, son chemin n’a rien d’un long fleuve tranquille. Dans l’entrevue accordée, il revient sur les étapes qui ont façonné l’athlète qu’il est devenu. « J’ai été coupé de plusieurs équipes et certains pensaient que je n’étais pas assez grand ou pas assez fort physiquement », confie-t-il. Ces obstacles, loin de le freiner, ont alimenté sa détermination.

Originaire de Rouyn‑Noranda, Jolin a rapidement multiplié les déplacements pour poursuivre son développement : Amos, Sherbrooke, Montréal, puis Fort Erie International Academy, où il a vécu un moment charnière. « J’y ai joué avec des joueurs de très haut niveau au Canada, et cela m’a fait réaliser que je pouvais atteindre le prochain niveau. » C’est là qu’il a compris que le rêve d’une carrière dans le basketball n’était plus seulement une idée, mais une possibilité réelle.

Une éthique de travail impressionnante

Ce qui distingue Jolin, au-delà du talent, c’est son rythme de vie quasi calqué sur celui des professionnels. Une semaine typique? « Des pratiques quotidiennes d’environ deux heures, des entrainements individuels de deux à trois heures, ainsi que des séances de musculation tous les deux jours », détaille-t-il. À cela s’ajoutent les matchs et les nombreux déplacements entre le Canada et les États‑Unis. Malgré cette charge, sa discipline témoigne d’une grande maturité et d’un sérieux absolu : « Je donne toujours priorité à mes études, puis au basketball. Ma vie sociale est souvent liée au sport, ce qui m’aide à maintenir un certain équilibre ».

Éli Jolin (2)

(Crédit photo : Photo gracieuseté)

De fortes influences et un objectif clair

Sa passion pour le basketball lui vient de ses parents. « Ils ont tous les deux joué lorsqu’ils étaient plus jeunes, et on a toujours regardé des matchs et parlé de basketball à la maison. J’ai donc grandi dans cet environnement, ce qui m’a amené à aimer ce sport très tôt. » D’ailleurs, il voue une grande reconnaissance à ses parents qui sont présents et qui le soutiennent depuis le jour 1 de son aventure. Les entraineurs faisant partie intégrante de son parcours ont également joué un rôle important dans son évolution, chacun lui apportant un quelque chose de différent et d’essentiel à l’amélioration de son jeu.

Du côté des joueurs professionnels, certains modèles l’inspirent. Il cite notamment Kon Knueppel, mais aussi Luguentz Dort, « car il a prouvé qu’un joueur du Québec peut atteindre la NBA ». Cette inspiration nourrit un objectif ultime qu’il assume pleinement : devenir le meilleur joueur de la NBA. L’ambition est immense, mais cohérente avec son parcours et sa mentalité.

La prochaine étape

La prochaine saison marquera un tournant majeur : le basketteur de 6’7’’ rejoindra l’Université Santa Clara en NCAA Division 1, un environnement ultra compétitif où il espère obtenir du temps de jeu et prouver sa valeur. Il vise également le titre de recrue de l’année (Freshman of the Year) dans sa conférence.

Enfin, grâce à cette reconnaissance du meilleur joueur de basketball au Canada, le Rouynorandien fait officiellement partie des meilleurs espoirs du pays, se frayant ainsi un chemin vers les plus hauts sommets du basketball nord-américain.

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