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Une expérience marquante en Espagne pour Sophie Charest

À seulement 13 ans, Sophie Charest a vécu une expérience qu’elle n’est pas près d’oublier en prenant part au tournoi international Mare Nostrum Cup, disputé à Salou, en Espagne. La jeune joueuse de soccer témiscabitibienne a su se démarquer au sein d

Sophie Charest en Espagne

À seulement 13 ans, Sophie Charest a vécu une expérience qu’elle n’est pas près d’oublier en prenant part au tournoi international Mare Nostrum Cup, disputé à Salou, en Espagne. La jeune joueuse de soccer témiscabitibienne a su se démarquer au sein d’une équipe québécoise formée pour l’occasion, dans un contexte où le calibre et l’intensité du jeu étaient bien différents de ce qu’elle connaît habituellement.

Sélectionnée à la suite de trois séances d’évaluation avec l’École Sportive Montréal Canada, Sophie ne savait pas à quoi s’attendre en se lançant dans ce processus. « Je voulais vivre une expérience à l’extérieur de la région et voir à quoi ça ressemblait le calibre là-bas », explique-t-elle. Sans attente précise au départ, elle a finalement été retenue parmi les joueuses choisies pour former l’une des rares équipes féminines du programme.

Sur place, l’adaptation s’est faite rapidement, malgré le stress et l’inconnu. « C’est du monde que tu n’as jamais vu, tu ne sais pas à quoi t’attendre. Mais il fallait se faire confiance », raconte celle qui affirme avoir été « en masse capable de relever le défi ». L’équipe, composée de joueuses provenant de différentes régions du Québec, a dû rapidement créer une chimie sur le terrain, un défi de taille face à des formations locales habituées de jouer ensemble depuis longtemps.

Malgré cela, la formation québécoise a tenu son bout, terminant le tournoi avec une fiche de deux victoires et deux défaites, en plus d’un gain lors d’un match préparatoire. Le tout s’est conclu par une victoire en phase de consolation. « J’ai très bien performé. J’ai bien communiqué avec mes coéquipières, j’ai appliqué les conseils de mon coach et ça m’a vraiment fait évoluer comme joueuse », souligne Sophie, qui constate déjà une différence dans son jeu. « La moi d’avant et la moi d’après le tournoi, je ne suis pas reconnaissable. »

Parmi les moments marquants de son séjour, la jeune athlète retient notamment le but qu’elle a inscrit lors du premier match du tournoi. « Je suis rentré au centre, j’ai tenté ma chance avec mon pied gauche et ça a été dans le coin en haut. J’étais vraiment fière, on s’est toutes sauté dans les bras », se remémore-t-elle. Un souvenir qui s’ajoute à une expérience déjà riche, tant sur le plan sportif que personnel.

Au-delà du jeu, la jeune athlète insiste sur l’aspect humain de cette aventure. Elle évoque notamment une amitié coup de cœur avec une gardienne prêtée à l’équipe, originaire d’Argentine qui réside en Espagne depuis quelques années. « On ne parlait pas la même langue, mais on se comprenait avec des signes ou Google Traduction. Elle était vraiment fine, ça a été mon coup de cœur », raconte-t-elle.

Cette immersion lui a également permis de découvrir une autre culture et une autre façon de vivre le soccer. « Tu rencontres des gens d’autres pays qui ont la même passion que toi, mais qui la vivent différemment. Même si tu ne parles pas leur langue, tu crées des liens pareil », souligne-t-elle.

Au fil de la semaine, entre les entraînements dirigés par des entraîneurs européens, les matchs et les activités, Sophie a grandi autant comme joueuse que comme personne. Elle en retient une leçon importante. « Même si tu es bonne techniquement, si tu n’as pas confiance en toi et un bon mental, tu n’iras pas loin. Il faut s’amuser pour bien performer. »

De retour au Québec, la joueuse de la polyvalente Le Carrefour de Val-d’Or, inscrite en sport-études, poursuivra son développement avec les Boréales de Rouyn-Noranda cet été. Elle se dit ouverte aux opportunités qui pourraient se présenter, tout en gardant en tête le plaisir du jeu.

Derrière cette aventure se cache aussi un important effort collectif. La participation au tournoi représentait un investissement d’environ 4000 $, rendu possible grâce à des commandites, des activités de financement et un fort soutien de la communauté. « Il y a beaucoup de gens qui l’ont encouragée. On a vendu des billets, reçu des dons et des entreprises qui ont contribué. Ça montre à quel point elle était bien entourée », souligne sa mère, Véronique Neveu, qui l’a accompagnée durant le voyage.

Cette dernière décrit une semaine « très intense », rythmée par les entraînements, les déplacements et les matchs, mais aussi par des moments de découverte, notamment une visite à Barcelone et la possibilité d’assister à un match local. Elle insiste également sur la qualité de l’encadrement et du calibre rencontré. « Elles ont été capables de rivaliser. Elles ne se sont jamais fait dominer. »

Pour les parents, comme pour Sophie, cette expérience dépasse largement le cadre sportif. Elle représente une ouverture sur le monde, un apprentissage et une source de motivation pour la suite. « Tant qu’elle aime ça, on va continuer de l’encourager », conclut Véronique Neveu.

Si l’avenir est ouvert pour la jeune joueuse, une chose est certaine : cette première expérience internationale restera gravée dans son parcours. Et comme elle le résume elle-même, les mots à retenir sont simples, mais évocateurs : « Amuse-toi et brille. »

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