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Mines

L’énergie au cœur des décisions minières : l’expertise de BBA en Abitibi‑Témiscamingue

RJE- Bureau Du BBA à Rouyn-Noranda

Dans un contexte où la pression sur les ressources énergétiques s’intensifie et où les exigences environnementales, réglementaires et ESG se resserrent, l’industrie minière québécoise se trouve à un moment charnière. En Abitibi-Témiscamingue, région historiquement reconnue pour son dynamisme minier, la transition énergétique n’est plus un concept théorique, mais une réalité opérationnelle qui influence directement la planification, l’exploitation et la rentabilité des projets. C’est dans cet environnement complexe que la firme de génie-conseil BBA se distingue par une expertise à la fois technique, stratégique et profondément ancrée dans le terrain.

Présente en Abitibi avec des bureaux à Rouyn-Noranda et à Val‑d’Or, BBA regroupe près de 60 professionnels dans la région. Cette proximité avec les opérations minières permet une compréhension fine des enjeux locaux, tout en offrant aux clients un accès direct à l’ensemble des expertises spécialisées du réseau canadien et international de BBA. L’entreprise agit ainsi comme un véritable partenaire stratégique, capable d’accompagner les minières à toutes les étapes de leurs projets.

Selon elle, les mines doivent composer avec un triple défi : une augmentation constante de la consommation énergétique, une disponibilité limitée de l’électricité, notamment au Québec, et des attentes croissantes en matière de décarbonation. Cette réalité est particulièrement marquée dans les mines souterraines, où la profondeur accrue entraîne des besoins énergétiques toujours plus importants, notamment pour le dénoyage, l’air comprimé et la ventilation (incluant son chauffage et refroidissement, le cas échéant).

Parmi les tendances clés observées sur le terrain, la ventilation sur demande, la récupération de chaleur et l’optimisation des procédés de broyage occupent une place centrale. « On observe un retour marqué vers la récupération de chaleur, une approche qui avait déjà été explorée et mise en application dans les années 1950 à 1990, mais qui revient aujourd’hui avec des technologies plus performantes et mieux intégrées aux procédés miniers », souligne Alexandre Rousseau, directeur de l’efficacité énergétique chez BBA.

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Alexandre Rousseau, directeur de l’efficacité énergétique chez BBA. | (Crédit Photo : photo gracieuseté | BBA)

Des projets concrets en Abitibi-Témiscamingue

Cette expertise se traduit par des projets concrets en Abitibi-Témiscamingue. Philippe Lavoie, ingénieur et chef de service en mécanique, structure et tuyauterie chez BBA Abitibi, pilote plusieurs mandats d’envergure, notamment dans des mines aurifères de la région. « Une part importante de l’énergie utilisée dans une mine est dissipée sous forme de chaleur. Nos projets visent à récupérer cette énergie, par exemple celle générée lors du broyage du minerai, afin de la réutiliser pour le chauffage des infrastructures en surface et sous terre », mentionne-t-il.

Ces initiatives permettent de réduire significativement l’utilisation de combustibles fossiles, comme le gaz naturel, tout en améliorant l’efficacité globale des installations. Elles s’inscrivent dans une approche intégrée où l’efficacité énergétique est prise en compte dès la phase de conception, et non comme une optimisation tardive.

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Philippe Lavoie, ingénieur et chef de service en mécanique, structure et tuyauterie chez BBA Abitibi. | (Crédit Photo : photo gracieuseté | BBA )

L’énergie, désormais une décision stratégique

L’un des constats forts est le changement de statut de l’énergie dans les projets miniers. « Il y a cinq ans, l’énergie était une conséquence des opérations. Aujourd’hui, elle est devenue une stratégie obligatoire en amont, notamment depuis 2023 en raison des exigences d’Hydro‑Québec et du Gouvernement pour les demandes de blocs de puissance supérieurs à 5 MW », affirme Alexandre Rousseau.

Cette réalité oblige les minières à intégrer l’efficacité énergétique, la gestion de la pointe et parfois des solutions hybrides combinant électrification, récupération d’énergie et ajustements opérationnels.

Gestion de la pointe : innovation et pragmatisme

La gestion de la pointe de consommation constitue un autre levier majeur pour les minières. En période hivernale, la capacité à limiter la demande lors des pointes devient un enjeu critique. « Il n’existe pas de solution unique ou miracle. Les batteries peuvent faire partie de la solution, mais elles doivent être combinées à des ajustements opérationnels et parfois même des changements dans la conception », précise M. Rousseau.

BBA accompagne ainsi ses clients dans la révision de certaines pratiques, comme la planification des maintenances durant les périodes de pointe, l’utilisation de zones tampons entre le concassage et le broyage, ou encore l’optimisation des séquences de production. « Sur certains sites, on a réussi à effacer plusieurs mégawatts en période de pointe sans nuire à la production », ajoute‑t-il.

Une approche collaborative et multidisciplinaire

L’un des éléments distinctifs de BBA réside dans son approche collaborative et multidisciplinaire. Les équipes régionales jouent un rôle clé comme point d’entrée auprès des clients, tout en s’appuyant sur des spécialistes en énergie, en électricité, en automatisation et en certification énergétique. « On ne travaille pas en silos. La collaboration entre les bureaux et les disciplines fait partie intégrante de notre façon de faire », souligne Philippe Lavoie.

Cette approche permet notamment d’accompagner les minières dans des démarches structurantes, comme la mise en place de systèmes de gestion de l’énergie ou l’obtention de certifications telles que l’ISO 50001. Au-delà des technologies, l’accent est mis sur la gouvernance, la mobilisation des équipes et l’intégration durable des bonnes pratiques.

Dans un contexte de raréfaction de l’électricité et de resserrement des exigences réglementaires, l’expertise de BBA devient un levier stratégique pour assurer la viabilité des projets miniers. « S’il n’y a pas d’électricité, il n’y a pas de projet. Notre rôle est d’accompagner les clients très en amont des études de préfaisabilité afin de sécuriser leurs choix et de maximiser la valeur à long terme de leurs investissements », conclut Alexandre Rousseau.

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