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Mines

Un soutien industriel personnalisé

Corem se présente comme un centre d’expertise et d’innovation en traitement de minerais dans le secteur minier. Ses membres et ses clients sont des sociétés minières, comme Agnico Eagle, Glencore, Raglan, ArcelorMittal ou Minerai de Fer Québec.

Francis Fournier DG Corem

Corem se présente comme un centre d’expertise et d’innovation en traitement de minerais dans le secteur minier. Ses membres et ses clients sont des sociétés minières, comme Agnico Eagle, Glencore, Raglan, ArcelorMittal ou Minerai de Fer Québec.

Un rôle d’accompagnement

Ayant débuté ses activités sous la commande du ministère des Ressources naturelles du Québec vers la fin des années 1950, le Centre de recherche minéral (CRM) avait comme objectif de soutenir le développement de l’industrie minière, tout autant que d’aider l’industrie déjà présente que les sociétés juniors. C’est en 1999 que le CRM a été privatisé et que Corem a officiellement commencé ses activités comme organisme sans but lucratif (OSBL). « C’est alors que l’industrie minière s’est rassemblée pour former Corem », spécifie Francis Fournier, président-directeur général de Corem.

Avec ses membres, Corem se concentre à bâtir un programme de Recherche et Développement (R&D) en continu. « On est un peu à ce niveau-là de l’extension de leur département de R&D. […] On opère à Québec deux usines pilotes où on se spécialise dans le développement et la mise à l’échelle technologique et de procédés. On ne s’en cache pas, notre force est le développement et l’optimisation de procédés. Bien que nous travaillions sur le développement de technologies spécifiques, nous sommes vraiment bons à assembler différentes technologies qui peuvent être commerciales pour développer de nouveaux procédés dans le traitement de minerai », déclare-t-il. Dès lors, la spécialité de Corem repose sur son expertise « Tant au niveau du broyage, de la flottation, de la séparation physique ou de métallurgie extractive, par exemple. »

Une approche personnalisée

« Quand une entreprise vient nous voir, elle a un besoin spécifique. On l’aide alors à développer ou à optimiser son procédé, et ce, autant avec la grande industrie que les sociétés juniors », précise M. Fournier. C’est ce qu’ils appellent la recherche contractuelle.

Quant aux projets collaboratifs, « on travaille [notamment] étroitement avec le CTRI, qui est associé au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue. Donc, on a un programme autour des minéraux critiques et stratégiques avec eux. Souvent, des projets d’une plus grande ampleur qu’on définit dans le cas par cas pour répondre aux besoins des entreprises. »

L’apport environnemental de leurs recherches

Avec, entre autres, cette collaboration avec le CTRI, Corem développe des procédés quant à la récupération de certains minéraux dans les résidus industriels. « [On] travaille à aller chercher 1 %, 2 %, 3 % des minéraux qui pourraient être présents. Donc, la partie qu’on appelle la performance métallurgique, c’est de développer des procédés qui sont plus performants autant sur le côté environnemental que le côté récupération des minéraux. »

« On développe aussi un partenariat à trois avec l’IRME (Institut de recherche en mine et environnement de l’UQAT), le CTRI et Corem pour justement adresser l’ensemble de la chaîne de valeur et d’arriver pour l’industrie avec des solutions plus complètes que seulement des bouts de solution. »

Diminuer les coûts énergétiques

Comme l’expression le dit, les procédés développés par Corem font d’une pierre deux coups en touchant à plusieurs volets en même temps, que ce soit le volet environnemental, économique ou énergétique. « On le sait : concasser, broyer de la roche et du minerai, ça prend beaucoup d’énergie. Donc on a un programme et des projets qui adressent ces éléments-là, justement, pour arriver avec tantôt des technologies, tantôt des procédés moins énergivores dans laquelle on va réduire nécessairement… moins d’énergie, les coûts vont diminuer aussi », explique M. Fournier.

Concernant le volet économique, « si on réduit la consommation de produits chimiques, de réactifs et, sincèrement, tout ce qui est consommable, ça va permettre de réduire les coûts de production par défaut en augmentant les performances métallurgiques de récupération. Quand on le remet au coût unitaire, même si les coûts d’exploitation restent les mêmes, on va améliorer les coûts de production. »

En somme, Corem fait le pont entre le laboratoire de recherche et d’innovation et les projets pilotes et les démonstrations à grande échelle avant d’aller à l’échelle commerciale. « Au niveau de la mine, ce qu’on fait c’est la discipline de la géométallurgie, c’est-à-dire d’avoir la compréhension du gisement et d’être capable de la connecter avec l’impact généré sur le procédé. Certains de nos membres ou clients qui, de plus en plus, alimentent le concentrateur en fonction des différentes zones dans le gisement pour avoir un flux de matériel beaucoup plus constant. [Corem permet] d’avoir une compréhension complète de la mine jusqu’au parc à résidus. »

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