Culture

Le Par-Court Plein(s) Écran(s) fait escale en Abitibi-Témiscamingue

Du 19 mai au 4 juin, l’équipe de Plein(s) Écran(s) sillonne les routes du Québec pour présenter la troisième édition du Par-Court Plein(s) Écran(s), une initiative pour faire découvrir le court métrage aux quatre coins de la province et favoriser la

ONITCIN – Les mains de Amy Kistabish-Jerome

Du 19 mai au 4 juin, l’équipe de Plein(s) Écran(s) sillonne les routes du Québec pour présenter la troisième édition du Par-Court Plein(s) Écran(s), une initiative pour faire découvrir le court métrage aux quatre coins de la province et favoriser la rencontre entre le public et les artisans. À l’occasion de cette tournée de 3 700 kilomètres qui couvre sept régions, l’équipe fait escale en Abitibi-Témiscamingue.

Des projections seront offertes gratuitement aux cinéphiles le lundi 1er juin à 19 h au Cinéma Paramount à Rouyn-Noranda et le mardi 2 juin à 19 h au Cinéma Capitol à Val-d’Or. Ces deux soirées seront marquées par la présence du cinéaste Nicolas Lachapelle (Le Punk de Natashquan). Le réalisateur François Charette (Conflit) et la réalisatrice Amy Kistabish-Jerome (ONITCIN - les mains) assisteront, pour leur part, à leur séance respective.

Lauréat du Prix du public au festival REGARD et au festival Fantasia en 2025, le ludique et énigmatique documentaire Le Punk de Natashquan fait partie des quatre films d’une programmation principale haute en couleur qui voyagera sur les écrans de 10 villes à travers le Québec. Le film d’animation La petite ancêtre de Alexa Tremblay-Francoeur, le documentaire Mes murs-mémoire de Axel Robin et la fiction L’été des chaleurs de Marie-Pier Dupuis comptent également parmi les œuvres coups de cœur qui seront présentées lors de cette troisième édition du Par-Court.

Lumière sur le talent local

L’équipe met de l’avant le talent local en ajoutant au programme principal un cinquième film réalisé par un cinéaste de la ville visitée. Pour la projection à Rouyn-Noranda, le choix s’est arrêté sur le film d’horreur Conflit de François Charette qui met en scène un homme d’une quarantaine d’années alors qu’il pénètre une forêt, seul, abandonnant sa voiture sur le bord de la route. Peu à peu, il s’enfonce, ce qui donne à penser qu’il fait la paix avec lui-même. La nature sauvage l’attire, sans qu’il sache vraiment pourquoi. Insidieusement, une métamorphose s’amorce, tant morale que physique. L’homme transcende enfin la forêt.

Conflit de François Charette

Conflit de François Charette (Photo : Gracieuseté)

Né à Évain, François Charette travaille comme réalisateur chez Productions 3Tiers, une entreprise locale de production vidéo qui se spécialise dans la publicité et la vidéo corporative. L’entreprise projette de travailler sur des projets artistiques comme des documentaires ou des téléséries. Pour y arriver, François Charette a fait un baccalauréat en création multimédia à l’UQAT. Le réalisateur participera à un échange avec les cinéphiles après la projection.

Pour la projection à Val-d’Or, l’équipe de Plein(s) Écran(s) a choisi de présenter ONITCIN - les mains de Amy Kistabish-Jerome, un court métrage du Wapikoni qui témoigne de la transmission intergénérationnelle entre grands-parents et petits-enfants. À travers des scènes intimistes, du territoire ancestral au cercle du Pow Wow du Lac-Simon, le film capture avec douceur le passage des savoirs à travers les mains. Ce film met en lumière l’importance de préserver la langue anicinape et les connaissances traditionnelles avec fierté.

Amy Kistabish-Jerome est une réalisatrice Anicinapek8e de la Première Nation Abitibiwinni de Pikogan. Passionnée par le cinéma depuis son plus jeune âge, elle prend part à ses premiers tournages en 2004, lors de la visite du Wapikoni dans sa communauté. Elle poursuit ensuite des études collégiales en cinéma et en communication, participe à la production de la série documentaire Premier contact (2021) et réalise son premier court métrage documentaire ONITCIN - les mains (2024). La cinéaste sera présente à la projection pour une rencontre avec le public.

Appel au vote

Les cinéphiles qui participeront aux projections dans les 10 villes auront la chance de voter pour le prix du public parmi les films de la programmation principale. Ce prix sera accompagné d’une bourse de 1000 $. Le prix coup de cœur Plein(s) Écran(s), quant à lui, sera attribué au film régional qui aura le plus touché l’équipe du Par-Court ainsi que les artistes invités. Ce prix sera également accompagné d’une bourse de 1000 $, en plus d’une diffusion sur le Ciné-Club Plein(s) Écran(s).

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