UQAT : reconduction de la Chaire de recherche du Canada sur les femmes autochtones
Dans un communiqué publié le 20 mai, le Programme des chaires de recherche du Canada a annoncé le renouvellement de la Chaire de recherche du Canada sur les enjeux relatifs aux femmes autochtones de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT).
Ce renouvellement marque une nouvelle étape dans le développement de connaissances visant à mieux comprendre les réalités vécues par les femmes autochtones, tant au Québec qu’à l’échelle nationale et internationale. « L’un des objectifs qui se dégagent de la programmation associée à ce nouveau mandat de la Chaire est de contribuer aux efforts de décolonisation et de réconciliation, au sein desquels les femmes autochtones occupent une place centrale et doivent être reconnues comme des actrices de premier plan. Je souhaite que mes travaux de recherche puissent mettre en lumière des réalités encore méconnues et des enjeux qui méritent d’être mieux compris et, ultimement, qu’ils contribuent à améliorer les conditions de vie des peuples autochtones, notamment par le mieux-être des femmes », mentionne la professeure à l’École d’études autochtones Suzy Basile, titulaire du programme.
La nouvelle programmation de la Chaire s’articule autour de quatre axes de recherche. Ceux-ci visent notamment à documenter les réalités liées à la santé et à la justice reproductives, à mettre en lumière les démarches de guérison des familles autochtones, ainsi qu’à mieux comprendre les trajectoires de femmes issues de la « génération placée », ayant vécu en foyers privés pour accéder à l’école publique entre 1951 et 1992. Les travaux porteront également sur les impacts de l’extractivisme sur la santé globale des peuples autochtones, en accordant une attention particulière aux expériences et aux perspectives des femmes.
Les recherches menées dans le cadre de la Chaire reposeront sur une collaboration étroite avec des communautés et des organisations autochtones, ainsi qu’avec plusieurs partenaires de recherche. Plusieurs projets prennent d’ailleurs directement appui sur des demandes formulées par des femmes et des groupes autochtones. L’approche adoptée s’inscrit dans une démarche de coconstruction et répond aux appels à l’action de différentes commissions, dont la Commission de vérité et réconciliation, la Commission Viens et l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.
Au cours des prochaines années, la Chaire prévoit accueillir plusieurs étudiants aux cycles supérieurs, ainsi que des chercheurs postdoctoraux. Ces recrutements visent à soutenir la formation d’une relève spécialisée dans les études autochtones et les enjeux liés aux femmes autochtones.