Salon du livre de l’Abitibi-Témiscamingue : retour en force après plus de 10 ans d’absence à Val-d’Or
Du 21 au 24 mai avait lieu à Val-d’Or la 50e édition du Salon du livre de l’Abitibi-Témiscamingue (SLAT) après plus d’une dizaine d’années d’absence dans la municipalité, la dernière édition dans cette ville ayant eu lieu virtuellement. Pour célébrer ce demi-siècle ainsi qu’un retour tant attendu, l’organisation a su combler son public.
La dernière fois que le SLAT était de passage à Val-d’Or, c’était en 2015 au Centre Air Creebec, maintenant connu sous le nom de Place Agnico Eagle. Après plus de dix ans, l’organisation se dit fière de revenir dans la municipalité après une si longue période. « On s’est déplacés de l’aréna au Centre multisport Fournier, donc c’est grand et spacieux. En marchant [lors de la première journée de l’événement], on avait des papillons dans l’estomac parce que ça prend forme, ça respire. Les gens sont là et les groupes scolaires sont arrivés, ça fourmillait de gens qui s’initient à la littérature », s’émerveille le responsable des communications du SLAT, Louis-Eric Gagnon.
Pour les organisateurs de l’événement, il s’agit du dernier grand Salon dans la tournée du Québec pour les auteurs, donc l’esprit est à la fête : « Pour l’organisation, c’est beaucoup d’adrénaline. Les gens sont heureux et contents, ils disent que c’est le meilleur Salon du livre à visiter », souligne M. Gagnon. D’ailleurs, du côté des auteurs, ça les amène à découvrir la région en plus de profiter de l’accueil chaleureux du comité. En cours de route, s’il y a des pépins, l’équipe soudée est prête à agir et surtout, à se répartir la tâche.

Zone pour les enregistrements de la radio jeunesse (Crédit Photo : Daisy-Anne Gagné)
Du côté familial, le samedi et le dimanche ont été pensés pour les familles voulant visiter le salon. En effet, la programmation des activités a été concoctée pour plaire à tous les publics. « En famille, oui, ils viennent magasiner des livres, mais ils ont accès à des spectacles autant pour les tout-petits, en bas de cinq ans, que des enfants de cinq à huit ans, que des préados, puis même pour les ados », explique le responsable des communications. Pendant les quatre jours de l’événement, les visiteurs ont eu droit à des activités variées et réfléchies : animations par les auteurs, jeux interactifs, relaxation dans la Zone chill, tables rondes, une place pour s’assoir et grignoter…
Cette édition du SLAT amenait les personnes à découvrir ou à redécouvrir tout genre de littérature. Que ce soit la littérature jeunesse, les bandes dessinées, les mangas, les polars ou même des livres sur l’horticulture et sur la mycologie, tout y était. Pour l’organisation, il est important pour que ses visiteurs trouvent chaussure à leur pied. « L’important, c’est d’avoir le livre physique. On lit souvent sur la tablette, puis il y a une distance qui se crée avec le numérique. C’est donc l’occasion d’avoir les pieds au sol pis d’avoir quelque chose qui est physique », affirme le responsable des communications du SLAT.

Tables aménagées pour grignoter (Crédit Photo : Daisy-Anne Gagné)
L’an dernier, à Amos, c’était une année record pour le nombre de visiteurs du Salon du livre de l’Abitibi-Témiscamingue. En considérant l’espace de plus qu’offrait le centre sportif de Val-d’Or, l’organisation a reçu environ 13 200 visiteurs durant l’événement, ce qui, selon M. Gagnon, « fait du bien à l’égo valdorien » rigole-t-il, en terminant.