— Publicité —
Cahiers spéciaux

L’Abitibi-Témiscamingue : un territoire qui regorge de gourmandise

De la MRC de Témiscamingue à celle de Rouyn-Noranda, en passant par l’Abitibi-Ouest, l’Abitibi et la Vallée-de-l’Or, chaque municipalité offre son lot de trésors gourmands aux visiteurs. Les producteurs et transformateurs se font d'ailleurs un plaisi

Ferme Chez Lyne et Sylvain

De la MRC de Témiscamingue à celle de Rouyn-Noranda, en passant par l’Abitibi-Ouest, l’Abitibi et la Vallée-de-l’Or, chaque municipalité offre son lot de trésors gourmands aux visiteurs. Les producteurs et transformateurs se font d'ailleurs un plaisir de leur faire découvrir durant l’été, la saison touristique par excellence.

Qu’on la mesure en qualité ou en quantité, l’offre de produits locaux est particulièrement généreuse. Cette variété découle directement de la richesse et de l'abondance des terres agricoles qui composent notre territoire. L’agroalimentaire étant solidement ancré dans la culture témiscabitibienne, les transformateurs et les producteurs sont reconnus pour la qualité de leurs produits. Le savoir-faire de certains d’entre eux a d’ailleurs déjà été récompensé. « Je pense à Alpha Tango, qui produit des alcools et qui a gagné plusieurs prix. Je pense au Prospecteur qui fait d’excellentes bières. Ce n’est pas juste parce qu’on est chauvins qu’on dit que c’est bon, il y a des reconnaissances par les pairs aussi », indique Claudine Gagné, responsable de la création du contenu numérique et des communications de Tourisme Abitibi-Témiscamingue.

Comment définir un produit local?
Les produits entièrement locaux se retrouvent chez plusieurs entreprises ou marchands de la région. L’Éden Rouge, à St-Bruno-de-Guigues, est un excellent exemple du concept « 100% local ». De la culture des ingrédients à la transformation, jusqu'à la préparation des plats cuisinés, tout est fait sur place, sans aucun fournisseur ou marchandise externe. « C’est une entreprise qui fait pousser la nourriture, qui la transforme et qui la cuisine sur place. Il y a des événements durant l’année et pendant l’été où il est possible de goûter ce que l’on fait pousser et ce que la cheffe a cuisiné. Je ne pense pas qu’on peut faire plus local que ça », affirme Mme Gagné.

L’Accalmie chez Juliette sert viennoiseries et pâtisseries artisanales dans une ambiance chaleureuse. (Photo : Audrey-Anne Poirier)

Un trajet qui donne l’eau à la bouche

Pour les touristes qui projettent de parcourir la région, Tourisme Abitibi-Témiscamingue a mis en place un circuit comportant 13 arrêts gourmands. Avec ses 420 kilomètres, l’itinéraire peut très bien se réaliser en deux ou trois jours. En commençant à Val-d’Or avec une première visite : Les Becs Sucrés-Salés, une épicerie pour les épicuriens avec des produits frais de la place. On se dirige ensuite vers le Marché public de la Vallée-de-l’Or, pour aller à la rencontre des producteurs et des artisans locaux. Le troisième arrêt nous mène chez Alpha Tango, avec ses spiritueux et ses prêts-à-boire composés d’ingrédients nordiques méconnus.

À soixante-dix kilomètres de là se trouve la ville d’Amos. Le circuit propose d’y découvrir le Marché public d’Amos avec ses produits frais et ses créations locales. Dans la même MRC, à Saint-Félix-de-Dalquier, Boréalait nous accueille ensuite: fromages fins, yogourts, beurre artisanal, et crème glacée y sont fabriqués par ses propriétaires, des producteurs laitiers. À La Sarre, à quatre-vingt-quinze kilomètres d’Amos, le café L’Accalmie chez Juliette reçoit les visiteurs avec ses viennoiseries et ses pâtisseries artisanales, le tout dans une ambiance chaleureuse.

Evelyne Rancourt, propriétaire de Boréalait au Marché public de la Vallée-de-l’Or (Photo : Christian Leduc)

Direction les abords de la rivière Dagenais pour un arrêt au Marché public de Palmarolle qui met à l’avant-plan le savoir-faire régional avec ses produits du terroir. 82 kilomètres plus loin, à Rouyn-Noranda, Les Pâtissières de Ruelle sont au rendez-vous avec leurs desserts colorés et créatifs. Selon Claudine Gagné, il s’agit de « l’entreprise la plus funky de tout le parcours gourmand ». Le Marché public de Rouyn-Noranda fait également partie du périple, promettant de belles découvertes et un rendez-vous savoureux avec les créations d’ici.

Le parcours se conclut au Témiscamingue avec ses quatre arrêts : la Ferme Nordvie, L’Éden Rouge, la Ferme chez Lyne et Sylvain, et Le Goût du Pays. À la Ferme Nordvie, fruits et légumes frais sont disponibles, en plus de l’activité d’autocueillette. Du côté de L’Éden Rouge, la production maraîchère est alliée à l’expérience gastronomique. À Lorainville, à la Ferme chez Lyne et Sylvain, on retrouve du pain maison ainsi que des fruits et des légumes prêts à être consommés. À l’automne, on peut également faire l’autocueillette de courges et de citrouilles, considérée par plusieurs comme une tradition. Le tour de la région se termine à Duhamel-Ouest, chez Le Goût du pays, avec ses produits issus de la cueillette en forêt et de la ferme. Mention spéciale aux Glaçons du pays aux saveurs boréales, qui, selon la responsable de la création du contenu numérique et des communications de Tourisme Abitibi-Témiscamingue, valent à eux seuls le détour.

Les Becs Sucrés-Salés, une épicerie pour les épicuriens (Photo : Daisy-Anne Gagné)

Ce parcours suggéré par Tourisme Abitibi-Témiscamingue peut aussi, pour les visiteurs ontariens, s’amorcer par le Témiscamingue. En plus des treize haltes gourmandes prévues à l’itinéraire, la région regorge d'idées délicieuses pour gâter les papilles. « Si on vient en été, il faut penser à la crème glacée. Dans chaque ville, on a notre petite cabane à crème glacée. Je pense que c’est quelque chose du super authentique […] Pour passer un beau moment, ça vaut la peine d’aller se chercher une crème glacée molle ou dure », souligne Claudine Gagné, avant d’ajouter : « C’est ça l’été, t’as pas besoin que ce soit de la haute gastronomie, t’as pas besoin d’étoiles Michelin. L’important, c’est l’état d’esprit que tu te trouves quand tu vas manger le produit en étant bien accompagné. », termine-t-elle.

À lire aussi