Les Foreurs changent la route de Martin-Olivier Cardinal
Moins de deux mois après avoir accepté de devenir entraîneur-chef des Braves de Valleyfield, Martin-Olivier Cardinal a choisi de poursuivre son parcours à Val-d’Or. L’occasion de rejoindre les Foreurs lui permettait d’atteindre plus tôt que prévu un niveau qu’il espérait éventuellement intégrer, même si elle l’obligeait à laisser derrière lui des joueurs qu’il connaissait déjà.
Martin-Olivier Cardinal avait prévu une autre route pour atteindre le junior majeur. Après quatre saisons comme entraîneur adjoint chez les Riverains du Collège Charles-Lemoyne, il avait accepté, le 10 juin, de devenir entraîneur-chef des Braves de Valleyfield. Il comptait profiter de cette expérience pour continuer à progresser derrière un banc avant de tenter, éventuellement, de faire le saut dans la Ligue de hockey junior Maritimes Québec (LHJMQ). La possibilité s’est présentée beaucoup plus rapidement.
Lorsque les Foreurs de Val-d’Or l’ont approché pour se joindre à leur personnel comme entraîneur adjoint, Cardinal ne s’y attendait pas. « J’ai été surpris, à la base, honnêtement, mais agréablement surpris. »
L’offre comportait aussi un élément familier. À Val-d’Or, il allait retrouver Maxime Desruisseaux, qu’il avait connu lorsqu’il évoluait avec les Tigres de Victoriaville et que celui-ci faisait partie du personnel d’entraîneurs. Mais accepter signifiait aussi revenir sur une décision prise quelques semaines plus tôt.
Un projet qu’il venait d’accepter
Le poste à Valleyfield n’était pas simplement une étape professionnelle pour Cardinal. Il venait d’un milieu qu’il connaissait bien et lui permettait de revenir dans une organisation dont il avait déjà porté les couleurs comme joueur. « Moi, je suis quelqu’un de Valleyfield, fait que c’est comme si je revenais un peu chez moi. »
Plusieurs joueurs qu’il devait diriger lui étaient également familiers. Il en avait déjà entraîné certains au cours des dernières années. C’est surtout cet aspect qui a rendu le changement plus difficile. « Il y avait beaucoup de joueurs que je connaissais à Valleyfield, que j’avais déjà entraînés dans les dernières années. Donc, ça a été difficile les 24 premières heures. »
Cardinal ne présente toutefois pas les deux possibilités comme équivalentes sur le plan de son cheminement. Son objectif demeure de progresser comme entraîneur et, lorsque le junior majeur s’est présenté, il a choisi de saisir l’occasion. « Quand le junior majeur appelle, c’est sûr que si l’opportunité est belle, tu dois te lancer là-dedans. » Les Foreurs ont officialisé son embauche comme entraîneur adjoint le 3 août.
Apprendre au plus haut niveau possible
Le changement a une particularité : Cardinal quitte un poste d’entraîneur-chef pour redevenir adjoint. À ses yeux, la progression ne dépend toutefois pas uniquement du titre. Elle passe aussi par le niveau dans lequel il va désormais travailler. « Autant comme les joueurs, tu veux pouvoir performer puis te développer au meilleur des niveaux. »
L’entraînement n’était d’ailleurs plus pour lui une simple continuité de sa carrière de joueur. Il souhaitait en faire son métier. « C’est un cheminement que moi, je veux faire. Je veux faire ça de ma vie. Donc, coacher au plus haut des niveaux, ça va me permettre de me développer comme entraîneur, puis comme personne. »
Ce développement, Cardinal ne l’envisage pas seulement à travers les connaissances techniques qu’il pourra acquérir à Val-d’Or. Lorsqu’il parle de sa manière d’entraîner, il revient rapidement aux relations qu’il créait avec ses joueurs. « Je suis un entraîneur qui est proche de ses joueurs, et la relation entre eux et moi est extrêmement importante. Oui, à la fin de la journée, on développe des joueurs de hockey, mais je pense que l’emphase devrait être sur l’humain avant tout. »
Cette approche, il compte maintenant l’amener chez les Foreurs. Certains joueurs de l’équipe lui sont d’ailleurs déjà connus puisqu’il les a entraînés dans le passé.