— Publicité —
Culture

Une 12e édition pour la Biennale d’art performatif de Rouyn-Noranda

Événement incontournable de l’art performatif en Abitibi-Témiscamingue depuis sa fondation en 2002, la Biennale d’art performatif de Rouyn-Noranda revient du 14 au 17 octobre 2026 pour une 12e édition qui célèbre les collaborations et fait circuler l

Biennale d'art performatif de Rouyn-Noranda | affiche 2026

Événement incontournable de l’art performatif en Abitibi-Témiscamingue depuis sa fondation en 2002, la Biennale d’art performatif de Rouyn-Noranda revient du 14 au 17 octobre 2026 pour une 12e édition qui célèbre les collaborations et fait circuler les œuvres, les artistes et les publics entre les lieux et les communautés.

Cette année, la Biennale investit l’Écart, le Musée d’art de Rouyn-Noranda, le Studio de l’Agora des arts, la Grande Place Edmund-Horne et le Café céramique Ô Terrier. Des artistes de Rouyn-Noranda, Montréal, Toronto, Gatineau, Ottawa, Marseille, Barcelone, Paris et Oslo y présentent des pratiques qui traversent la performance, les arts visuels, le son, la vidéo, l’installation, l’écriture, la musique et la danse expérimentale.

Sous la surface, quelque chose revient. Des spectres du travail, du progrès, des catastrophes, des fêtes anciennes et des violences oubliées traversent les œuvres comme autant de présences persistantes. En contrepoint, les artistes convoquent l’humour, la fête, la fiction, la mémoire, le son et la fabulation pour ouvrir des espaces de résistance et imaginer autrement ce que signifie habiter ensemble.

La Biennale s’ouvrira le mercredi 14 octobre à 19 h à l’Écart avec trois performances. Gui B.B, de Montréal, présentera Put The Upper Lids Down, une faggot ghost story où la figure du fantôme devient une manière d’interroger les perceptions altérées, la paranoïa et la hantise. Sous son alter ego Nina Boujee, Olivia Shortt, de Toronto, présentera une proposition entre performance et vidéo qui brouille les frontières entre récit, fiction et vérité. Enfin, Xavier Michel, de Barcelone, présentera Intervalles, un univers absurde et poétique qui déplace les codes du travail, du concert et du spectaculaire. Cette présentation est réalisée en partenariat avec Centre Clark et Homesession.

Pendant toute la Biennale, le Saloon de l’Écart accueillera J’appelle chez nous Rouyn-Noranda, une installation multimédia de Geronimo Inutiq, d’Ottawa, conçue comme une station de radio virtuelle diffusant une émission communautaire en français, en anglais et en inuktitut. L’œuvre évoluera au fil des quatre jours grâce à une cueillette sonore réalisée à Rouyn-Noranda.

Le sous-sol de l’Écart deviendra également une maison hantée punk avec Pologne-en-sous-sol, un projet de Kinga Michalska, Sarah Chouinard-Poirier, Lari Jalbert, Michael Martini et Mycelium. Jeu d’évasion, quiz et karaoké thématique feront partie d’une série de rituels queers imaginés pour libérer les membres de la commune néorurale déchue Pologne-en-Québec. Coprésenté par AXENÉO7 et l’Écart, le projet prolonge l’exposition Pologne-en-Québec et s’inscrit dans l’initiative Terres en mouvement.

Le jeudi 15 octobre à 12 h, un dîner-causerie gratuit réunira les artistes de la Biennale et le public au Café céramique Ô Terrier. À 19 h, Samir Kennedy, de Marseille, présentera Chaos Ballad, entre concert, cabaret et cauchemar, tandis que Marc A. Reinhardt, de Gatineau, sera accompagné des artistes rouynorandien·nes Salomay Julien, Alex Alisch, Logane Portelance-Provencher et Yohan Jalouzie dans On n’arrête pas le progrès. Au Studio de l’Agora des arts, Katie Ward, de Montréal, présentera Anything Whatsoever, une performance qui entremêle corps, paroles, fabulations et improvisations.

Le vendredi 16 octobre à 19 h, le Musée d’art de Rouyn-Noranda accueillera The Court, une œuvre d’Ingri Fiksdal et Louis Schou-Hansen de Stavanger et Oslo. Six artistes norvégien·nes seront rejoints par cinq artistes et participant·es de Rouyn-Noranda — Violaine Lafortune, Danny Twist, Mélissandre Fausse, Jayé Yu et Lou-Raphaëlle Paul-Allaire. S’appuyant notamment sur les réflexions de la sociologue Avery Gordon autour de la hantise comme phénomène social, l’œuvre convoque la figure de Louis XIV et son Ballet de la Nuit, où le roi se mettait en scène comme Roi Soleil. Pendant trois heures, le public pourra circuler librement dans l’espace et prendre part à cette fête spectrale.

Le samedi 17 octobre sera consacré aux rencontres, à l’édition, au territoire et à la fête. À 15 h à l’Écart, Marges (in)habitables réunira le lancement de Piéger les géant·es, de Gabrielle Izaguirré-Falardeau et Andes A. Beaulé, et du numéro 293 de la revue Spirale, Rouyn-Noranda : les marges vives. En collaboration avec Spirale et le Quartz, l’événement prendra la forme d’un happening radiophonique et citoyen animé par Marie-Hélène Massy Emond et Dalie Giroux réunissant lectures performées, interventions sonores de Geronimo Inutiq et chants de résistance des Crevettes du fond de riz. L’événement sera capté puis diffusé sur Radio Spirale sous forme de balado.

À 19 h, la Biennale investira l’Écart et la Grande Place Edmund-Horne. Kidows Kim, de Paris, présentera High Gear, une œuvre inspirée du yonkoma manga qui explore le cycle de la production, de la consommation et de la réincarnation. Salomay Julien, de Rouyn-Noranda, présentera Bouilloire criante, où chant lyrique, performance et installation se rencontrent autour de l’environnement sonore et social de Rouyn-Noranda. Enfin, Sarah Chouinard-Poirier présentera JUDITH, une œuvre qui interroge les frontières entre l’humain et le « moins qu’humain » et les imaginaires du mort-vivant associés à la guerre à la drogue.

À 22 h, le sous-sol de l’Écart accueillera l’événement de clôture avec un DJ set de Geronimo Inutiq.

À lire aussi