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Santé

La détresse psychologique gagne du terrain chez les adolescents de la région

Détresse psychologique
Maribeth Curtis by Unsplash – Journaliste | journaliste@journallereflet.com

La détresse psychologique touche une proportion croissante d’adolescents en Abitibi-Témiscamingue, et les filles apparaissent particulièrement vulnérables.

En 2022-2023, 41 % des élèves de 12 à 17 ans de la région présentaient un niveau élevé de détresse psychologique. Cette proportion était de 21 % en 2010-2011, selon les résultats régionaux de l’Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire publiés par la Direction de santé publique.

L’écart entre les filles et les garçons est marqué. Près de six filles sur dix, soit 59 %, présentaient un niveau élevé de détresse psychologique en 2022-2023, comparativement à 24 % des garçons. En 2010-2011, ces proportions étaient respectivement de 28 % et 14 %.

Ces résultats régionaux font écho à six nouveaux indicateurs sur le bien-être des adolescents dévoilés le 11 août par l’Institut national de santé publique du Québec. À l’échelle provinciale, la proportion d’élèves présentant une santé mentale dite « florissante », qui renvoie à un niveau optimal de bien-être émotionnel, psychologique et social, est passée de 47 % en 2016-2017 à 37 % en 2022-2023. Chez les filles, elle a chuté de 44 % à 29 %.

Le soutien que les jeunes perçoivent autour d’eux s’est également affaibli. En Abitibi-Témiscamingue, 29 % des élèves rapportaient un niveau élevé de soutien social dans leur environnement scolaire en 2022-2023, alors qu’ils étaient 38 % en 2016-2017.

L’image corporelle constitue un autre enjeu. Dans la région, 44 % des adolescents se disaient satisfaits de leur apparence en 2022-2023. Cette proportion diminuait à 40 % chez les filles, dont la moitié souhaitait avoir une silhouette plus mince.

La violence demeure également présente dans le quotidien d’une partie des jeunes. En Abitibi-Témiscamingue, 38 % des élèves ont déclaré avoir été victimes de violence à l’école, sur le chemin de l’école ou de cyberintimidation au moins une fois au cours de l’année scolaire. La proportion était de 40 % chez les filles et de 37 % chez les garçons.

L’INSPQ appelle toutefois à la prudence dans l’interprétation de l’évolution récente. La pandémie de COVID-19 pourrait avoir rendu les résultats recueillis en 2022-2023 particulièrement atypiques.

À l’approche de la rentrée, la Direction de santé publique de l’Abitibi-Témiscamingue prévoit par ailleurs 47 000 $ pour des projets visant à renforcer les compétences du personnel scolaire en matière de santé mentale positive en 2026-2027. Le montant est réparti également entre les cinq territoires de MRC, à raison de 9 400 $ chacun.

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