Greece to France! Ou… de la Grèce vers la France!
En septembre dernier, nous avons visité la Grèce et avons décidé de prendre quelques jours de plus pour visiter la famille de mon conjoint en France. Notre billet d’avion avec Air Transat était de Montréal à Athènes et le retour, de Paris à Montréal.
En septembre dernier, nous avons visité la Grèce et avons décidé de prendre quelques jours de plus pour visiter la famille de mon conjoint en France. Notre billet d’avion avec Air Transat était de Montréal à Athènes et le retour, de Paris à Montréal. Nous n’allions pas traverser de la Grèce vers la France à la nage! Nous avons laissé les amis retourner avec la compagnie québécoise. De notre côté, nous avons, pour une première fois, pris un vol avec la compagnie grecque Aegean.
Le vol Athènes-Nice pour 100$ par personne est le prix le plus bas que nous avons déniché. Évidemment, nous avons réservé plusieurs mois à l’avance. J’ai un point faible depuis les années 1970 : la préservation de la langue française est primordiale pour moi. J’ai toujours parlé avec mon accent témiscamien québécois, et j’en suis fière! Savoir que sur ce grand continent qui est l’Amérique, il y a encore des personnes qui parlent cette langue est une richesse. Préserver cette langue venue s’implanter ici vers les années 1600 est primordial pour moi.
Pour voyager à partir du Québec, je suis habituée à ce que toutes les consignes à bord se fassent en français et en anglais. Je m’attends donc à ce que, si je voyage vers la Chine ou le Brésil, les instructions et les consignes soient dans les deux langues canadiennes et celle du pays que je m’en vais visiter. Qu’en pensez-vous?
Quelle ne fut pas ma surprise en voyageant de la Grèce vers la France de n’avoir rien en français : ni les documents écrits à bord de l’avion, ni les consignes de départ par les agents de bord. Même la magnifique revue disponible dans la pochette était évidemment en grec et … je vous le donne en mille, en anglais!
Lors de la distribution des boissons et des collations aux saveurs grecques, les agents de bord nous servaient en grec ou en anglais. Aucun ne parlait français. Pourtant, nous nous dirigions Nice, en France! J’ai demandé en français ce qu’on nous servait, mais hélas, impossible d’avoir le menu en français par un agent de bord. J’ai immédiatement pensé à des amis qui sont allergiques aux noix. Impossible pour eux de se faire comprendre. (Les baklavas étaient très bons!) Cependant, mes amis unilingues francophones devaient avoir prévu une carte ou un papier annoté en quelques langues différentes qui mentionnent leurs allergies ou intolérances. Donc si je suis francophone, que je ne parle pas grec, que je ne connais pas trop l’anglais comme mon conjoint, et qu’il m’arrive un pépin, je suis mal prise. À moins qu’il y ait une âme charitable dans l’avion qui veut bien m’aider.
Bien sûr, les gens dans l’avion n’ont pas paru offusqués, sauf MOI! Je me disais juste que j’étais vieux jeu. Ou bien trop fière de mes racines québécoises. Les discussions autour de la loi 101 me revenaient en tête! La population francophone de France est trop nombreuse, craint-elle moins de perdre sa langue? Où est-ce que c’est moi qui devrais voyager plus souvent avec différentes compagnies aériennes pour m’habituer à ce phénomène linguistique? Je n’ai pas la réponse, mais ça m’a beaucoup interpellée lors de ce vol. Mon conjoint, lui, m’a dit : « Si je suis francophone, ne parle pas anglais ou grec et en plus, que je suis allergique aux noix, je termine mon voyage à l’hôpital! »
Bref, lorsque vous partez en avion d’un pays non francophone et que la compagnie aérienne ne vient pas du Canada, pensez à avoir un traducteur et un document écrit en plusieurs langues si vous avez des allergies, intolérances ou autres conditions de santé. Le français n’est définitivement plus une langue universelle… même en destination de la France.